Publié le 20 Août 2011

La médiathèque vous accueille dès le samedi 3 septembre 2011 aux horaires habituels.

Les achats récents de livres sont les suivants.

* Philippe Grimbert : "La petite robe de Paul"

Alors qu'il se promène dans un quartier de Paris qui n'est pas le sien, Paul, la cinquantaine, marié, est irrésistiblement attiré par une petite robe blanche de fillette, exposé dans la vitrine d'un magasin. 


Cet innocent vêtement dont il a fait l'acquisition va se trouver à l'origine d'un véritable drame, précipitant ses acteurs aux limites de la déraison et de la mort.

Dans la vie tranquille de Paul, cet achat impulsif, apparement anodin, produit des effets dévastateurs au point d'amener Paul et sa femme Irène au bord du gouffre. 

De fil en aiguille, d'un petit mensonge par omission au réveil des vieux démons, la trame d'un couple superficiellement uni va s'user jusqu'à la corde.

Philippe Grimbert est romancier et psychanaliste.

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* Joanne et Gerry Dryansky : "L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour"

et "La deuxième vie de Fatima".

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* André de Richaud : "La douleur".


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* Robert Goolrick : "Une femme simple et honnête".

http://image.evene.fr/img/livres/g/9782843375422.jpg   Wisconsin, automne 1907. Sur un quai de gareRalph Truit, magnat local, attend un train dans lequel se trouve son dernier espoir, une promesse de bonheur et d'harmonie retrouvée. Plusieurs mois auparavant, il a placé une annonce dans un journal pour trouver une femme. Dans le train,Catherine Land se débarrasse de ses atours de courtisane pour se déguiser en femme simple et honnête.

* Mathias Enard :"Parle-leur de batailles de rois et d'éléphants".

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Il publie en 2010 aux éditions Actes Sud un petit conte, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, sur un épisode peu connu de la vie de Michel-Ange, une escapade à Constantinople, où il débarque le 13 mai 1506 à l'invitation du sultanBajazet II. Ce court récit montre la Constantinople tolérante et européenne qui a su accueillir les juifs chassés d'Espagne par les terribles rois très catholiques. Le prix Goncourt des lycéens a été décerné à ce roman en 2010.

* Paul Harding : "Les foudroyés".

Ce livre a une histoire, un destin - mais cela, on ne le racontera qu'à la fin, de peur que l'anecdote, si plaisante soit-elle, ne prenne le pas sur le roman lui-même, au point d'en minimiser la valeur, la beauté. Oublions donc pour l'instant l'aventure éditoriale desFoudroyés, concentrons-nous sur la scène inaugurale : allongé sur un lit médicalisé posé au milieu de la salle à manger de sa maison de Nouvelle-Angleterre, un vieil homme attend la mort, chez lui, entouré des siens, épouse, sœur, enfants, petits-enfants, les uns venus de Floride, les autres de Seattle ou d'Atlanta, tous rassemblés pour le compte à rebours. Dans huit jours, cela est dit d'emblée, George Washington Crosby passera de vie à trépas. Déjà son esprit est ailleurs, Dieu sait où, et le voilà qui hallucine, croit voir autour de lui s'effondrer la maison qu'il a cons­truite de ses mains. Des mains qui savaient tout faire : creuser des fondations, scier du bois, entretenir la plomberie... habiles par-dessus tout à réparer les rouages des horloges, ces expertes-comptables du temps qui passe et jamais ne revient.

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A présent que ses heures sont comptées, George se souvient de beaucoup de choses - est-ce l'effet de l'agonie ? -, « mais dans un ordre sur lequel il n'avait aucune prise ». Voilà donc que se mêle au récit de ses derniers instants une autre histoire : celle de Howard, son père, colporteur de son état, qui, lorsque George était enfant, parcourait en carriole les campagnes de l'Etat du Maine afin d'y vendre brosses, savons et autres articles élémentaires.

Dès lors que Howard intervient dans Les Foudroyés, le roman prend une tout autre couleur : finies l'austérité des premières pages, la claustration entre les quatre murs de la salle à manger familiale aux côtés du vieillard mourant, nous voici dans les forêts du Maine, où Howard l'épileptique, tel un voyant - au sens poétique, mystique à sa façon, que Rimbaud donnait à ce terme : « arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens » -, promène à longueur de journées sa sensibilité à fleur de peau. Captant de la nature des visions d'une minutie vertigineuse, aussi sublimes que mystérieuses parfois : jeux de lumière sur le vert tendre d'un brin d'herbe ou la surface de l'eau, sensation de la brise, odeur des bois... On pense à Thoreau, le poète de Walden ou la Vie dans les bois (1854), qui voyait en la terre non pas « un simple fragment d'histoire morte, strate sur strate comme les feuilles d'un livre [...], mais poésie vivante, comme les feuilles d'un arbre, précédant fleurs et fruits, pas une terre fossile, mais une terre vivante ».

L'éblouissement surgit à tout instant, au détour d'une page, d'un bout à l'autre de ce roman grave et étincelant, à l'écriture et à l'architecture extrêmement contemporaines (fragmentation du récit, flash-back, descriptions hyperréalistes tendant à un effet d'abstraction), mais où affleure l'héritage de la grande tradition littéraire et philosophique de la Nouvelle-Angleterre du XIXe siècle (Thoreau, donc, mais aussi Whitman, Emerson ou Hawthorne). Roman familial, peuplé d'hommes mélancoliques jusqu'au désarroi et à la perdition, irrigué par une intense méditation sur le temps - le temps des hommes, celui des dieux -, Les Foudroyés est paru aux Etats-Unis l'an dernier, publié par une minuscule maison d'édition et tiré à 3 500 exemplaires. Quelques mois plus tard, son auteur, Paul Harding, un quadragénaire qui signait là son premier roman, recevait le prix Pulitzer. Voilà pour l'histoire du livre. Et c'est une vraie belle histoire - beau, le roman l'est davantage encore.

Nathalie Crom

Telerama n° 3198 - 30 avril 2011

* Max Gallo : "1942. Le jour se lève."  et * Laurent Gaudé : "La mort du roi Tsongor"

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Pour rappel, les ouvrages sont dotés d'une pastille de couleur rose pour les achats des mois de juin et juillet, et une pastille bleue pour le mois de septembre. La pastille reste collée 2 mois sur les livres achetés récemment, et permet un repérage rapide des nouveautés. Les livres achetés cet été peuvent être des éditions 2011 ou plus anciennes mais connaissant un succès actuel.

Bonne lecture.

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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