Publié le 17 Novembre 2018

 

Pourquoi lire des histoires qui font peur aux enfants ?
Pourquoi lire des histoires qui font peur aux enfants ?
Les histoires de grands méchants loups, d’ogres cruels, de sorcières et de monstres terrifiants plaisent – beaucoup – aux enfants, qui demandent qu’on les leur lise et relise. Mais ne risquent-elles pas d’être trop effrayantes et de les angoisser ? Bien au contraire ! Explications dans le supplément pour les parents du magazine Pomme d’Api de novembre 2018.

 

“C’est pour mieux te manger, mon enfant !”

“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.Lorsqu’ils apparaissaient, les femmes s’évanouissaient de frayeur, les chiens filaient ventre à terre et les hommes les plus courageux prenaient eux-mêmes la fuite…”, “Ils poussaient de terribles cris, ils faisaient grincer leurs terribles crocs et ils dressaient vers Max leurs terribles griffes…” Des phrases comme celles-ci – sans oublier le célèbre “C’est pour mieux te manger, mon enfant !” – combien de fois en avez-vous prononcé, chuchoté, mimé, répété d’une grosse voix, pendant qu’un petit enfant se serrait de plus en plus contre vous, yeux et oreilles grands ouverts ? Combien de fois ce même enfant est allé rechercher l’un de ces livres-là, tout abîmé à force d’avoir été lu ? “Je veux que tu me lises cette histoire !” Cette histoire-là, qui, précisément, fait peur.

Investis de notre mission de protéger notre enfant, nous sommes parfois surpris et réticents. Ainsi, Sylvie refuse de lire à sa fille “des histoires qui parlent de choses trop dures ou trop effrayantes. Elle est trop jeune pour ça.”

Exorciser la peur

Une précaution illusoire, pour la conteuse Myriam Pellicane, qui travaille beaucoup sur le registre de la peur : “Les adultes se leurrent en pensant qu’on peut tout sécuriser. Enfermer les peurs dans du secret, ça angoisse. Nommer la chose qui fait peur, c’est déjà l’exorciser.” Car la peur, elle est déjà là. “Elle existe chez tous les enfants, explique la psychanalyste Sophie Boutin. Entrer dans l’enfance, c’est entrer dans la peur.” Même si l’enfant ne vit pas des situations difficiles ou dramatiques, même si ses parents sont là et le protègent. Car ce n’est pas tant de la peur des dangers du monde extérieur qu’il s’agit, mais plutôt de celle de son monde intérieur.

L’enfant a peur de ce qu’il ne peut pas exprimer et qui s’agite en lui, reprend Sophie Boutin. La peur du noir, par exemple, est universelle. C’est la peur du vivant qu’on ne peut pas se représenter, la peur du monstrueux, de l’irreprésentable, des pulsions qui nous traversent.”“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.

Le pouvoir des histoires

Dans son célèbre et passionnant ouvrage Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim note lui aussi : “La majorité des parents croit que l’enfant doit être mis à l’abri de ce qui le trouble le plus : ses angoisses informes et sans nom, ses fantasmes chaotiques, colériques et même violents.” Or, ce sont les mots qui pourront le soulager. On comprend alors que les enfants soient attirés par les histoires qui leur font peur.

En cultivant une vision idéalisée de l’enfance, vue comme un paradis, les adultes refusent de voir la peur de l’enfant. “Si bien que l’enfant n’ose plus parler de ses peurs”, constate la psychanalyste Sophie Boutin. Or, “les histoires qui font peur sont celles qui donnent des mots à la peur de l’enfant. Elles ont un pouvoir thérapeutique. Le livre d’enfant est un ami qui vient lui parler de quelque chose qu’il ne pourrait pas exprimer”. C’est comme si on lui disait : “Tu n’es pas seul à avoir peur. Il y a un livre qui le dit.” Quel soulagement ! Soulagement d’autant plus grand qu’il est offert par quelqu’un qu’on aime : Papa, Maman, un oncle, une tante, une baby-sitter, une nounou… “Se faire lire une histoire ‘qui fait peur’ sur [des] genoux rassurants […], c’est comme s’offrir les émotions de la tempête sans avoir tout à fait quitté la sécurité du port”, écrivait joliment Marie-Hélène Delval, ancienne rédactrice en chef de Pomme d’Api, et auteur de livres pour la jeunesse.

“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.

Faire confiance à l’enfant

Entre les parents et les enfants, il y a un incontournable malentendu, note la psychanalyste Sophie Boutin. Les parents ne parlent pas la même langue que les enfants.” Parfois, on pense qu’il va avoir peur, mais non. Certaines histoires, sans fantômes ni monstres, peuvent évoquer quelque chose d’inquiétant pour eux, observe Marine Gérald, conteuse. “Ainsi par exemple, dans l’histoire Grand-Père Chocolat et Grand-Mère Sucre, deux personnages qui s’aiment très fort mais se fâchent aussi très fort, leur dispute effraie parfois certains enfants.”

Contre toute attente, les histoires “qui font peur” font rire, apaisent et détendent souvent les petits lecteurs, même si par moments, ils sont tendus et crispés par le suspense. Inversement, quand un enfant s’excite trop pendant la lecture, ça peut être le signe qu’il est traversé par des émotions trop fortes. Autant dire alors : “Oh, il fait trop peur, ce livre, on ne va pas le terminer ce soir ! On le reprendra une autre fois.” Chaque enfant est différent ! Dans une même fratrie, à 5 ans, un enfant peut réclamer Hansel et Gretel alors que son grand frère ne supportait pas ce conte au même âge. Si un enfant réclame une histoire précise parmi celles qui sont à sa disposition, c’est qu’elle lui “parle” en ce moment et qu’il y trouve quelque chose dont il a besoin.

“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.

Jouer avec la peur, c’est jubilatoire. “Dans les écoles maternelles, raconte Marine Gérald, quand je commence par ‘Toc, toc, toc, quelqu’un frappe à la porte… qui est-ce ?’, les enfants sont les premiers à imaginer les pires trucs, à surenchérir… Ils vibrent, ils jubilent de leur propre peur, ils se cachent les yeux, ils rient… Et quand, à la fin, j’annonce “Ce sont trois petites fourmis”, ils sont presque déçus : ils voulaient le pire !”

Myriam Pellicane fait aussi participer les enfants d’âge maternelle : “On parle de la nuit, des choses qui font peur dans l’obscurité. On s’amuse avec. On crie ensemble. On leur dit toujours de ne pas crier, mais crier, c’est aussi pour se défendre !  Et puis les petits enfants sont pleins de violence. Je les invite à écrabouiller le monstre. On imite les bêtes sauvages. Par la voix, ils s’expriment. On a tendance à cantonner les petits à des petites choses mignonnes, à leur ménager un cocon. Mais il y a des choses terribles, dans la vie !

C’est “pour de faux” !

“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.Parfois, on n’en peut plus ! De lire et relire la même histoire qui fait frissonner notre enfant. On connaît chaque phrase, on se fait reprendre à chaque mot oublié… L’enfant, lui, ne se lasse pas. “Le plaisir est donné par la répétition, décrypte Sophie Boutin. Ne nous énervons pas de répéter à un enfant. Il y trouve le plaisir de la parole, des mots, le plaisir d’écouter son parent lui parler, le plaisir de se sentir vivant, avec ses peurs, en présence de l’autre.”

La répétition a aussi une fonction rassurante. Elle permet de vérifier que les choses sont toujours à la même place, “que le monde ne change pas aussi vite que mon imaginaire ne le fait changer”. Le personnage est mort ? Mais on peut recommencer ! Si c’était pour de vrai, on ne pourrait pas. Pour l’enfant, il est clair que l’histoire, c’est “du semblant”, c’est “pour de faux”, même si ça dit vrai. C’est d’ailleurs pour cela qu’une histoire vraie entendue dans la cour de l’école, une bribe de journal télévisé, des photos d’actualité aperçues dans un magazine, lui font bien plus peur que Barbe Bleue ou l’ogre du Petit Poucet.

La conteuse Myriam Pellicane rappelle d’ailleurs qu’en France, les contes traditionnels, les complaintes criminelles, étaient chantés aux veillées, avec des couplets sans fin et des répétitions. “Pensons au pauvre petit matelot de la chanson, menacé d’être mangé par les autres marins. Terrible chanson que l’on continue à chanter pourtant !  J’avais peur, se souvient la conteuse, mais ça m’a construite ! Les conteurs jouent beaucoup sur les refrains, la phrase qui revient. Quand on est bercé par cela, ça œuvre en nous, ça met le monde en place.”“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d'Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.

Merveilleux contes…

Et les contes traditionnels, les contes de notre patrimoine culturel, ceux que les frères Grimm et Charles Perrault ont transcrits ? Ces contes, polis par les âges, comme Le Petit Chaperon rouge ou Le Petit Poucet, étaient destinés aux adultes. Pour nos deux conteuses et pour la psychanalyste, leur portée symbolique n’est pas compréhensible avant 7-8 ans. Mais, comme le souligne Bruno Bettelheim, ces contes qui “posent des problèmes existentiels en termes brefs et précis […], répondent aux angoisses de l’enfant et contribuent d’une façon importante et positive à sa croissance intérieure.”

Livres et films : quelle différence ?

De nombreux contes et albums pour enfants ont fait l’objet d’adaptations à l’écran. Mais regarder Le Petit Chaperon rouge à l’écran et le lire, ça n’a rien à voir. L’image animée n’agit pas sur le cerveau de l’enfant de la même façon. “Le livre suscite chez lui une instance critique, décrit Sophie Boutin, que la vidéo, avec sa puissance hypnotique, court-circuite.” Un livre, on peut le refermer, l’interrompre, en discuter, le reprendre le lendemain. Face au film qui happe toute l’attention de l’enfant, il manque une médiation. Difficile aussi d’appuyer sur le bouton pour éteindre…

“Faut-il avoir peur des histoires qui font peur ?”, supplément pour les parents du magazine Pomme d’Api n° 639, novembre 2018. Texte : Anne Bideault, illustrations : Muzo.

 

 

Ce samedi 17 novembre,

Sandrine et Nadine proposeront,

aux enfants de 0 à 3 ans,

une animation à 11h,

à la Médiathèque, place de l'église.

 

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

Publié dans #Jeunesse

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Publié le 10 Novembre 2018

La kermesse jeux de bois aura lieu le samedi 2 février 2019 après midi à la salle Caulier 

Auparavant nous vous attendons les samedis 24 novembre et 1er décembre de 10h à  13h à la médiathèque pour une vente de livres 

A bientôt 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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Publié le 8 Novembre 2018

 

 

 

 

 

 

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Agatha Raisin enquête 
 
 
Tome 13 : Chantage au presbytère

 

Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant voeu de chasteté... Jusqu'à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy pasteur de Carsely, qui fait l'effet d'une bombe au village : les femmes sont prêtes à tout pour aller à confesse. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi... Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du pasteur est découvert dans le bureau de l'église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le révérend était-il trop beau pour être honnête ? C'est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d'ouvrir une véritable boîte de Pandore...

 

 

 

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Tome 14 : Gare aux fantômes

 

Croyez-vous aux fantômes ? Mrs. Whiterspoon, une vieille mégère peu aimée des habitants de Carsely, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect... sa maison serait hantée ! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations ?

Lorsque la vieille dame est assassinée, plus personne ne rit : s'agit-il d'une farce qui a mal tourné ou d'un règlement de compte ? Mrs. Whiterspoon avait-elle de féroces ennemis ? Quels dangereux secrets abrite sa demeure ?

Agatha Raisin n'a plus l'âge de jouer aux fantômes mais bel et bien celui de traquer des meurtriers. Avec l'aide de son voisin, le charmant Paul Chatterton, elle compte démasquer des « revenants » qui ont déjà fait beaucoup trop de mal.

 

 

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La Disparition d'Adèle Bedeau

Graeme Macrae Burnet

Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire. Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S'il a eu de l'ambition, celle-ci s'est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes premières enquêtes criminelles, qui depuis ne cesse de l'obséder.

Lorsque Adèle disparaît, Baumann devient le principal suspect de Gorski. Un étrange jeu se met alors en place entre les deux hommes.

Une affaire en apparence banale, des vies, une ville qui le sont tout autant... Graeme Macrae Burnet nous démontre ici avec une incroyable virtuosité que la banalité n'existe pas : elle est la couverture de l'inattendu. À la façon des grands maîtres du noir, de Simenon à Chabrol, il transfigure avec un incroyable talent l'histoire de ses deux héros, paralysés par un passé mystérieux, dont la délivrance réserve bien des surprises.

 

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Nuit sans fin

 

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE...

Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe... ?

Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.

Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide...

 

... PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !

Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.

 

Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !

 

 

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Carnaval noir

Metin Arditi

Janvier 2016 : une jeune étudiante à l’université de Venise est retrouvée noyée dans la lagune. C’est le début d’une série d’assassinats dont on ne comprend pas le motif. Elle consacrait une thèse à l’une des principales confréries du xvie siècle, qui avait été la cible d’une série de crimes durant le Carnaval de Venise en 1575, baptisé par les historiens « Carnaval noir »…

Cinq siècles plus tard, les mêmes obscurantistes qui croyaient faire le bien en semant la terreur seraient-ils toujours actifs ? Bénédict Hugues, professeur de latin à l’université de Genève, parviendra-t-il à déjouer une machination ourdie par l’alliance contre-nature d’un groupuscule d’extrême droite de la Curie romaine et de mercenaires de Daech, visant à éliminer un pape jugé trop bienveillant à l’égard des migrants ?

À croire que l’Histoire se répète éternellement, que le combat entre le fanatisme et la raison n’en finit jamais, et que la folie des hommes est sans limite…

 

Dans ce roman riche de suspense, de passion et de savoir, Metin Arditi se révèle, une fois encore, un conteur exceptionnel.

 

 

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Gran Paradiso

Françoise Bourdin

Les rêves les plus fous s’accomplissent dans les vies sans réserve.

 

Découvrez le roman d’un homme qui rêvait de distraire les tigres…

Lorsque Lorenzo décide de changer de vie pour construire son propre paradis, c'est dans le Jura qu'il s'installe, sur les terres que son grand-père lui a laissées en héritage. Des dizaines d'hectares en friche sur lesquels ce jeune vétérinaire pose la première pierre du parc animalier de ses rêves, où les espèces évolueront au plus près de leur habitat naturel.

Un pari fou qui suscitera admiration ou hostilité, mais Lorenzo, aidé de ses proches et de son équipe, sera prêt à tout pour faire vivre ce paradis terrestre... et reconquérir celle qu'il aime toujours en secret.

 

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À travers la nuit et le vent

Françoise Bourdon

De 1920 à 1970, une famille juive allemande, les Steiner, se réfugie dans le Nyonsais, terre d'accueil et de résistance active. Tous auront, un temps, l'espoir d'une vie meilleure.

Parmi eux, David, séparé d'Hannah qu'il aime depuis l'enfance, par la guerre et la folie des hommes.....

Berlin, années 20. Voisins depuis leur plus tendre enfance, David et Hannah voient à l'adolescence leur amitié se transformer en amour tendre et sincère. Mais aux prémices de la guerre, la montée de l'antisémitisme pousse David à quitter l'Allemagne pour la Drôme.

Séparés pour affronter les épreuves du conflit, David et Hannah réussiront-ils un jour à se retrouver ?

De Berlin à New York en passant par le sud de la France, 50 ans de vie et d'Histoire racontés avec toute la sensibilité de Françoise Bourdon.

 

 

 

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Tu t'appelais Maria Schneider

Vanessa Schneider

 

« Tu étais libre et sauvage. D’une beauté à couper le souffle. Tu n’étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du Dernier Tango à Paris, un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando.

 

Tu étais ma cousine. J’étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce Tango marquait le début d’une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n’étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s’est installée.

 

Cette histoire, nous nous étions dit que nous l’écririons ensemble. Tu es partie et je m’y suis attelée seule, avec mes souvenirs, mes songes et les traces que tu as laissées derrière toi. Ce livre parle beaucoup de toi et un peu de moi. De cinéma, de politique, des années soixante-dix, de notre famille de fous, de drogue et de suicide, de fêtes et de rires éclatants aussi. Il nous embarque à Londres, à Paris, en Californie, à New York et au Brésil. On y croise les nôtres et ceux qui ont compté, Alain Delon, Brigitte Bardot, Patti Smith, Marlon Brandon, Nan Goldin…

 

Ce livre est pour toi, Maria. Je ne sais pas si c’est le récit que tu aurais souhaité, mais c’est le roman que j’ai voulu écrire ».

 

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Chers hypocondriaques...

Michel Cymes

« Avec le développement de l’information santé sur internet et dans tous les médias, l’hypocondrie se porte bien !

 

Inconvénient : elle déverse des tombereaux d’anxiété sur toutes celles et tous ceux qui veulent vivre mieux et le plus longtemps possible. On est tenté de penser au pire au moindre pépin. Dans l’immense majorité des cas, on se trompe. Et mon expérience de médecin me le prouve : il suffit de se pencher avec un peu de sérieux sur les symptômes que présente le patient pour, très souvent, constater qu’il a surinterprété les choses.

 

Ce livre, je l’ai écrit pour vous rassurer, vous convaincre que ce dont vous souffrez n’est peut-être pas si grave, vous dire que oui, vous allez mourir, mais pas forcément tout de suite !

 

Je ne prétends pas rivaliser avec Molière et son inoubliable Malade imaginaire mais, vous verrez, le décalage qui existe entre vos craintes et la réalité est parfois assez cocasse… »

 

 

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Le Maître de Midi

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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Publié le 8 Novembre 2018

Lors de notre dernière Assemblée Générale, le bureau a été modifié !

En effet, lors des votes des adhérents présents,

la présidente a conservé son poste, mais le secrétaire ainsi que le trésorier ont changé.

De ce fait, nous avons eu un délai avant de pouvoir racheter de nouveaux livres !   

Voilà qui est fait !!!

 

 

Quelques jours pour recouvrir les livres, et ils seront en présentoir !

En attendant, vous pouvez découvrir certains premiers chapitres !

 

En cliquant sur ce nouveau logo, vous aurez la possibilité de goûter aux livres présentés ! 

Lire  les premiers chapitres des romans  ainsi que des extraits des livres avec : 

 

 

 

Un monde à portée de main
Auteur Maylis De Kerangal 

 

Le monde à portée de main s'attache à la technique du trompe-l'oeil, en privilégiant le destin d'un personnage, Paula Karst, et son itinéraire d'apprentissage. Nous la découvrons au sortir de l'adolescence, alors qu'elle intègre en 2007 le fameux Institut supérieur de peinture, rue du Métal, à Bruxelles.

Là-bas, elle va découvrir toutes les façons de reproduire des textures minérales, végétales, animales, et nouer une relation troublante avec son colocataire, Jonas - énigmatique jeune homme à casquette qui s'avère déjà un peintre en décor surdoué -, ainsi qu'une forte amitié avec une autre étudiante, Kate - grande gigue écossaise aussi débrouillarde qu'impulsive.

Ensemble, ils forment un trio indéfectible qui nous initie aux mystères de la maille de chêne, aux veinules d'or du marbre noir Portor et aux écailles imbriquées d'une carapace de tortue.

Une fois diplômée, Paula commence à exercer son métier à Paris, à Moscou, et surtout en Italie, en particulier au coeur de la « Fabbrica dei sogni » : Cinecittà. Elle va y déployer son savoir-voir notamment pour le décor du film Habemus Papam, avant de tomber sous le charme d'un « faussaire » aguerri, le Charlatan, qui lui fait découvrir les splendeurs et décrépitudes des studios romains. Au final, sept années épuisantes et ensorcelantes.

Au terme de ces expériences, Paula reçoit en janvier 2015 une proposition de rêve, via Jonas qui a décliné l'offre : être embauchée dans le vaste projet de reconstitution de la grotte de Lascaux. La voilà qui migre en Dordogne, s'imprègne de l'archéologie des images rupestres pour participer au « fac-similé ultime », Lascaux IV. Les origines du monde sont « à portée de [sa] main ». Maintenant, elle se sent fin prête à peindre, comme aux premiers jours de l'humanité.

 

Ce roman d'apprentissage esthétique et existentiel s'intéresse autant au parcours d'une jeune femme en devenir qu'aux enjeux majeurs d'un artisanat du faux, culminant dans la réplique à l'identique des oeuvres pariétales de nos lointains ancêtres. En consacrant sa fiction à un mode mineur, sinon méprisé, de la peinture, Maylis de Kerangal nous donne aussi la clef du matérialisme enchanté qui habite son écriture.

 

 

 

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Reviens
Auteur Samuel Benchetrit

Son fils est parti, son ex-femme le harcèle, son éditeur le presse, des mariées de téléréalité le fascinent, Pline l’Ancien le hante, un canard le séduit, une infirmière bègue le bouleverse… Bienvenue dans le monde tendre et poétique d’un écrivain en quête d’inspiration et d’amour.

 

Un feu d’artifice tout à tour grave, hilarant et émouvant.

 

 

 

 

 

Samuel Benchetrit signe « Reviens », l’un des meilleurs livres de l’écrivain et de cette rentrée littéraire.

 

« Reviens » était jusqu’à présent le titre d’une chanson interprétée par Hervé Vilard. Ce sera désormais également celui de l’un des meilleurs livres de l’écrivain, scénariste et cinéaste Samuel Benchetrit. Derrière cette supplique, celui à qui l’on doit le poignant « La Nuit avec ma femme », en mémoire de Marie Trintignant, a fabriqué une histoire qui agit comme une boule à facettes : aussi comique que tendre, entre espoir en haillons et désolation douce.

Le narrateur est un écrivain à la dérive. Sa femme l’a quitté, son fils, grand fumeur, est partie s’aérer les poumons au Groenland. Quant à lui, détesté par la gardienne, sauvé de ses retards d’impôts par son éditeur, naïvement troublé par un inconnu qui lui demande de l’aide depuis Abidjan, sa principale activité consiste à regarder « Quatre Mariages et une lune de miel » sur TF1 tout en se demandant comment remettre la main sur un exemplaire de « Béton armé », l’un de ses précédents romans qui pourrait faire l’objet d’une adaptation télévisée. Sauf que le producteur ne parle que par ouï-dire et que tous les invendus ont fini au pilon. Il n’a plus en sa possession qu’une lettre d’admiratrice, Raymonde, dont il a l’adresse. Aller la retrouver serait un moyen de lui chaparder son volume…

« Reviens » est un livre en danseuse, une œuvre de funambule sur le fil de la vie courante et de la vie rêvée, un plaisir en suspension, un chapelet de pirouettes de clown, une tragicomédie qui tombe goutte à goutte comme de l’absinthe sur un sucre. On sort de là le cœur en désordre, enchanté, bouleversé, épaté.

 

 

 

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Khalil
Auteur Yasmina Khadra

 

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.

 

Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?

 

Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

 

 

L'écrivain algérien Yasmina Khadra a publié le 18 août 2018 son nouveau livre, Khalil, le succès littéraire de cette rentrée.

 

Tout juste sorti cet été, Khalil, le nouveau livre de l'écrivain algérien Yasmina Kahdra est une véritable réussite. Il raconte l'histoire de Khalil, un kamikaze, originaire de Molenbeek-Saint-Jean. Il se retrouve devant les portes du Stade de France, le 13 novembre 2015, lorsque soudain, il appuie sur le détonateur de sa ceinture d'explosifs. Rien ne se passe. Il décide alors de fuir vers son pays, la Belgique. 

Dans ce roman glaçant, haletant et édifiant, l'auteur Yasmina Khadra est Kahlil. Il se glisse dans la tête de son personnage pour mieux comprendre le cheminement qui conduit des jeunes gens, qui sans raison particulière sème la mort, au sacrifice de leur vie.

"Il est dit que la radicalisation se fait dans les prisons mais c'estf aux", explique l'auteur.  Selon lui, il faut chercher autre part : "Elle commence sous le toit parental. S'il n'y a pas une autorité ou une respectabilité  des parents dans un foyer, alors l'enfant est livré à lui-même".

 

 

 

 

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Quatre-vingt-dix secondes

Daniel Picouly

« Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville. Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes. »

 

Avec une verve baroque et vibrante, Daniel Picouly, prix Renaudot pour L’Enfant Léopard, incarne l’épopée terrifiante de la Montagne Pelée, force mythologique, dans un roman foisonnant aux résonances étrangement actuelles.

 

 

L’écrivain de 69 ans publie « Quatre-vingt dix secondes », un roman sur fond d’intrigues politiques et d’histoires d’amour en Martinique.

 

Prix Renaudot 1999 pour « L’enfant Léopard », révélé quatre ans plus tôt au grand public pour son autobiographique « Le champ de personne » (1995), Daniel Picouly ne sait pas manier la langue à l’économie. Il la célèbre, la fait chanter, danser, pour mieux convier le lecteur à un festin des mots.

« Quatre-vingt-dix secondes » en est l’exemple absolu, au prisme duquel il convoque une terre qu’il connaît bien, mais, dit-il, qui se connaît mal, la Martinique, où il a ses racines. Que sont ces 90 secondes ? Le temps qu’il a fallu en 1902 au plus grand volcan de l’île et au « plus dangereux des Antilles », la montagne Pelée, 1351 mètres, qui domine Saint-Pierre et sa baie, pour carboniser 29 333 âmes et transformer la ville en décor d’apocalypse.

Mais cette tragédie n’est qu’une toile de fond, compte à rebours de ce récit flamboyant. Des intrigues romanesques s’y développent, à commencer par l’un des nombreux duels qui se déroulaient dans le décor du Jardin des Plantes. Tout à la fois histoire d’amour façon Roméo et Juliette, décryptage au petit point des manigances politiques locales, le tout épicé de savoureuses tribulations journalistiques, ce roman a des accents tragiques et des flonflons cuivrés comme certains poèmes épiques du grand José Maria de Heredia (1842-1893). Quant à Louise et Othello, ses amants malmenés, ils sont la chair même du courage, jusqu’au coup de cymbales final.

 

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La Tête sous l'eau

Olivier Adam

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l'air perdu. Il m'a pris dans ses bras et s'est mis à pleurer. Un court instant j'ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.

 

Puis il s'est écarté et j'ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : "On l'a retrouvée. Merde alors. On l'a retrouvée. C'en est fini de ce cauchemar."

 

Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour parmi nous mais on n'en avait pas terminé.

 

 

 

D’une écriture sensible et juste, l’auteur raconte la vie d’un ado au sein d’une famille brisée.

 

Antoine fuit, solitaire, mutique, épuise son corps dans le chaos des vagues, ­accroché à son surf. Le texte s’agrippe à lui, exprime physiquement — par son rythme et ses pulsations — ses souffrances et ses doutes, épouse son ­regard, colle au moindre de ses gestes. Antoine a une quinzaine d’années et sa sœur, Léa, a disparu, pulvérisant sa famille. La mère est partie, le père surnage. A la voix d’Antoine, boule­versante de justesse et de fragilité, se joint celle de Léa à travers des lettres d’amour et de rage qu’elle envoie comme autant de bouteilles à la mer. Pourquoi ses parents ont-ils brusquement décidé de quitter Paris pour la Bretagne ? Olivier Adam écrit à fleur de peau, à marée haute des émotions. L’enquête piétine depuis des mois, quand Léa est soudainement retrouvée. Blessée, brisée. La famille tente alors de se recomposer pour l’aider à se reconstruire. Que cache-t-elle qui rend cette tâche si difficile ?

Olivier Adam excelle dans le roman ado (on se souvient de La Messe anniversaire). Il reprend ici un thème qui lui est cher, celui de la disparition, ­renoue avec l’inspiration de ses premiers romans pour adultes (on pense à Je vais bien, ne t’en fais pas). Même vérité écorchée, même intelligence du cœur, même sens du suspense et de l’urgence du récit. Qu’importe alors que le lecteur soit adulte ou adolescent. Il est touché.

 

 

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Les exilés meurent aussi d'amour

Abnousse Shalmani

« Ma mère était une créature féerique qui possédait le don de rendre beau le laid. Par la grâce de la langue française, je l’avais métamorphosée en alchimiste. C’était à ça que servaient les mots dans l’exil : combattre le réel et sauver ce qui restait de l’enchantement de l’enfance. »

 

Shirin a neuf ans quand elle s’installe à Paris avec ses parents, au lendemain de la révolution islamique en Iran, pour y retrouver sa famille maternelle. Dans cette tribu de réfugiés communistes, le quotidien n’a plus grand-chose à voir avec les fastes de Téhéran. Shirin découvre que les idéaux mentent et tuent ; elle tombe amoureuse d’un homme cynique ; s’inquiète de l’arrivée d’un petit frère œdipien et empoisonneur ; admire sa mère magicienne autant qu’elle la méprise de se laisser humilier par ses redoutables sœurs ; tente de comprendre l’effacement de son père… et se lie d’amitié avec une survivante de la Shoah pour qui seul le rire sauve de la folie des hommes.

 

Ce premier roman teinté de réalisme magique nous plonge au cœur d’une communauté fantasque, sous l’œil drôle, tendre, insolent et cocasse d’une Zazie persane qui, au lieu de céder aux passions nostalgiques, préfère suivre la voie que son désir lui dicte. L’exil oserait-il être heureux ?

 

L'exil est un drame mais c'est beaucoup plus que ça, cela apporte énormément de choses selon Abnousse Shalmani. Cette enfant de la révolution, née à Téhéran en 1977, publie un roman entre deux terres, l'Iran et la France dans lequel elle donne une identité aux exilés et beaucoup d'humanité.

Loin du drame des migrants, ce livre est une tragédie-comédie, pleine d'humour. Comme l'auteur, nombreux sont ceux qui bannis de leur pays, sont obligés de s'expatrier, notamment pour des raisons politiques. 

 

 

 

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Les Prénoms épicènes

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb soigne toujours les prénoms de ses personnages. Et les choisit en général rares et signifiants. On ne s’étonnera donc qu’à moitié que son nouveau roman s’intitule Les prénoms épicènes. Pour celles et ceux qui sont fâché-e-s avec les notions de grammaire, « épicène » signifie « qui a la même forme au masculin et au féminin ». Claude et Dominique, par exemple, sont des prénoms épicènes.

 

 

Alors il est comment le 26e roman d’Amélie Nothomb ? Il est vraiment bien ! N’en déplaise aux grincheux qui décrètent que la populaire auteure publie un peu trop vite…

 

Dans « les Prénoms épicènes », Amélie Nothomb aborde un thème qui lui est cher et qu’elle connaît par cœur : l’amour, ou plutôt la haine entre parent et enfant.

Elle s’appelle Dominique et lui, c’est Claude (deux prénoms épicènes puisqu’ils se portent aussi bien au féminin qu’au masculin). Il va tout faire pour l’épouser et qu’elle tombe enceinte. Tout est calme, on se croirait même dans une jolie histoire d’amour. Mais quand Epicène naît, son père se désintéresse totalement d’elle.

La petite fille est vive, elle est même douée et, même si elle se tait, elle comprend déjà beaucoup de choses. « Mon père est un monstre. Il me hait depuis ma naissance. » Alors, quand elle a 5 ans, la petite fille a une certitude : elle n’aime pas son père… Un conte cruel très nothombien qui se dévore d’une traite. Comme elle a raison, Amélie Nothomb : « La personne qui aime est toujours la plus forte. »

 

 

 

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Jacques à la guerre

Philippe Torreton

Jacques, enfant, a subi la guerre en Normandie. Envoyé en Indochine, l’absurdité du monde lui saute aux yeux. Comment vit-on la violence lorsqu’on est un homme simple aspirant à une vie calme ?

Plein d’humanité et d’émotion, porté par une écriture enflammée unique, ce livre de Philippe Torreton est dans la lignée de son bestseller Mémé. Jacques à la guerre ou le roman de son père. 

 

 

 

Après le succès de «Mémé», il y a quatre ans, l’acteur Philippe Torreton impose de nouveau son talent d’écrivain dans «Jacques à la guerre» qui rend hommage à son père. Éblouissant.

 

Quatre ans déjà que Philippe avait envie d’écrire sur Jacques. De l’interviewer. « C’est difficile d’interviewer un proche, surtout quand il s’agit de son père. Il ne faut pas être dans l’interrogatoire. Si je devais résumer ce bouquin, je dirais que j’ai essayé de mettre une parole là où il n’y en avait pas. Là où la mémoire est cadenassée par le manque de vocabulaire. »

À la mort de Jacques, Philippe avait écrit 70 pages. Et là, l’ordi qui bugue. Tout était perdu. Une société « qui travaille avec les renseignements généraux » lui en a retrouvé 65. Dès lors, tout s’est accéléré. « Non seulement sa mort m’a libéré, mais Sorj Chalandon, qui est un écrivain que j’admire, m’a conseillé d’aller vers le roman. Il m’a dit : Vas-y, fonce, transpose ! » Trois cents pages sont venues en un flot, jour et nuit. « Rien que d’en reparler je ressens encore le trac de ne pas réussir à rendre le texte à temps. »

À temps ? Pour la rentrée littéraire… Sa première. Sa fierté. Le bal des signatures commence. Comptez sur lui pour y aller la fleur au fusil.

 

 

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Le Paradoxe d'Anderson

Pascal Manoukian

Plus rien n’est acquis. Plus rien ne protège. Pas même les diplômes.

À 17 ans, Léa ne s’en doute pas encore. À 42 ans, ses parents vont le découvrir. La famille habite dans le nord de l’Oise, où la crise malmène le monde ouvrier. Aline, la mère, travaille dans une fabrique de textile, Christophe, le père, dans une manufacture de bouteilles. Cette année-là, en septembre, coup de tonnerre, les deux usines qui les emploient délocalisent. Ironie du sort, leur fille se prépare à passer le bac, section « économique et social ». Pour protéger Léa et son petit frère, Aline et Christophe vont redoubler d’imagination et faire semblant de vivre comme avant, tout en révisant avec Léa ce qui a fait la grandeur du monde ouvrier et ce qui aujourd’hui le détruit. Comme le paradoxe d’Anderson, par exemple. « C’est quoi, le paradoxe d’Anderson ? » demande Aline. Léa hésite. « Quelque chose qui ne va pas te plaire », prévient-elle. Léon, dit Staline, le grand-père communiste, les avait pourtant alertés : « Les usines ne poussent qu’une fois et n’engraissent que ceux qui les possèdent. »

 

Ce roman de Pascal Manoukian décrit sans misérabilisme le drame de nombre de familles ouvrières confrontées à la délocalisation et à la reprise des usines par des fonds de pension insoucieux des travailleurs impliqués. Le tragique y flirte avec le cocasse dans une langue imagée et pleine de trouvailles.

 

Cette situation tragique, Pascal Manoukian ne l’exprime pas sur un ton dramatique. Tout au contraire, il recourt à cette politesse du désespoir qu’est l’humour. Le cocasse y côtoie le drame. Sa galerie de personnages est haute en couleurs. Staline, le grand-père qui dévide son couplet révolutionnaire en plein Jeu des 1 000 francs est impayable. Son huissier a le blues du bourreau. Les parents qui voient le ciel leur tomber sur la tête sans issue possible continuent, envers et contre tout, de faire comme si, et mieux encore, au foie gras et au champagne, dans le rire en dépit de l’angoisse. La compassion sourd à chaque pas dans cette évocation. Celle qui nous fait souffrir avec, qui nous fait partager cette vie qui pourrait être la nôtre.

Et puis, Pascal Manoukian parle en images. Des images fortes et qui font mal. « A chaque usine détruite, fait-il dire à l’un de ses personnages qui voit passer les migrations d’oiseaux, après des millions de battements d’ailes, des milliers d’hirondelles ne retrouvent pas leur nid. C’est dégueulasse. La Ligue de protection des oiseaux devrait soutenir les occupations. » On s’amuse beaucoup des commentaires qui émaillent l’ouvrage. Mais s’en dégage aussi une profonde humanité qui nous touche et nous émeut.

 

 

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Avec toutes mes sympathies

Olivia De Lamberterie

Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.

Moi, je ne voulais pas me taire.

Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.

Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. 

 

Comment faire face à un deuil ? Où retrouver du sens quand les repères s’effacent ? Comment survivre à  l’indicible douleur de la perte ? Olivia de Lamberterie, à travers son expérience personnelle, invite à une réflexion générale et offre un incroyable roman tombeau à son frère.

 

Olivia de Lamberterie est la reine incontestable de la critique littéraire sur France 2.
 
En racontant les circonstances du suicide de son frère Alex, survenu le 14 octobre 2015 à Montréal, Olivia de Lamberterie a traversé le miroir du petit écran. La journaliste a choisi de se muer en écrivain pour évoquer cette douloureuse épreuve et il en ressort un témoignage puissant et pathétique qui m'a sincèrement ému et même bouleversé. Pas facile de mettre des mots sur la douleur que peut susciter un tel drame familial, ni de faire partager hors de toute sensiblerie l'incompréhension, la révolte, le désordre intérieur qu'un tel événement peut susciter. Pas facile de trouver le ton juste dans l'écriture, de marcher ainsi sur un fil en permanence en essayant de démêler les causes d'un acte désespéré, tout en prenant le lecteur à témoin. Et pourtant par un style aussi vivant que ses propos à la télé, fait de phrases courtes et incisives, parsemé d'expressions drôles, de références au cinéma, à la chanson, aux écrivains bien sûr, aux réseaux sociaux, l'auteur excelle dans l'exercice pourtant périlleux auquel elle s'est livrée avec courage, lucidité, audace aussi.
 
Le livre est écrit à fleur de peau. C'est avant tout un superbe geste d'amour. On revit le drame familial avec l'évocation des moments heureux ( les beaux étés de Cadaquès et de la Croix Valmer) et aussi les heures noires de ce frère si instable, qui avait déjà voulu mettre fin à ses jours à plusieurs reprises, avant de se jeter du haut du pont Jacques-Cartier à Montréal. On comprend que les médecins, en particulier les psychiatres, auxquels le désespéré a pu se confier, n'ont pas été pour la plupart à la hauteur, c'est en tous cas le ressenti d'une sœur aimante, écœurée par tant d'incompétence.
 
La vie d' Alex, qui nous est ainsi exposée, présentait pourtant toutes les apparences de la réussite sociale, professionnelle et familiale, même s'il y a forcément une part d'inconnu qu'une vie recèle, laquelle échappe même aux membres les plus proches de sa famille ou à ses amis intimes. Une photo d'enfance, prise sur une plage de sud de la France et transmise un jour via Internet à sa sœur, nous montre le bonheur de vivre de deux enfants épanouis à qui rien ne pouvait arriver de mauvais, c'est la couverture du livre. Et puis un jour tout bascule. Quand, comment, pourquoi, Olivier de Lamberterie s'efforce sans y parvenir vraiment à expliquer l'inexplicable.
 
L'auteur nous rappelle que le choix de son titre « avec toutes mes sympathies » lui a été inspiré par le sens de « sympathy » en anglais qui signifie « condoléances » et qui renvoie à la célèbre bourde de Françoise Sagan, lors d'une séance de dédicaces à New-York. Un écrivain phare pour l'auteur de ce témoignage si poignant.
 
Faire son deuil malgré tout, et d'une manière qui une fois encore va étonner le lecteur, et réussir en même temps à se remettre en selle, à reprendre « le métro de la vie », c'est la leçon finale, sublime, délivrée au terme de ce récit tout à fait exceptionnel. Olivia de Lamberterie excelle, on l'a déjà souligné, dans la critique littéraire, elle vient de faire la preuve qu'elle est aussi un écrivain qui met d'emblée la barre très haut, ouvrant une nouvelle voie , de nouveaux horizons à son magnifique talent.
 

 

 

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La Marcheuse

Samar Yazbak

Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.

 

Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.

 

À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.

Après Les Portes du néant , la Syrienne Samar Yazbek revient avec un roman tout aussi bouleversant et nécessaire intitulé La Marcheuse. Là où elle transposait partiellement son expérience de la guerre dans son pays dans son premier opus, elle se dégage ici du réel pour mieux le conjurer par le prisme du merveilleux. Le tout avec une héroïne prénommée Rima, une "femme-enfant qui raconte cet étonnement premier de l'humain face à l'horreur de la violence".

 

Dans un contexte où la guerre en Syrie fait rage, Samar Yazbek nous livre un roman qui a valeur de témoignage. Elle y raconte à travers Rima, son personnage principal, le déroulement d’une tragédie humaine que le monde entier regarde avec impuissance, fatalisme et parfois indifférence. Son ouvrage est aussi une histoire de femmes dont on devine tout au long de l’ouvrage le rêve de liberté dans le rapport au corps, au savoir et au mouvement.

Si l’auteure utilise un style empreint de surréalisme, ce qu’elle nous raconte est quant à lui tristement vrai et se produit encore dans un enfer sur terre appelé Syrie. C’est une partie de la mémoire d’une révolution meurtrie qui y est consignée et c’est vraisemblablement le grand mérite de cet ouvrage.

 

 

 

 

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Vivre ensemble

Émilie Frèche

« La première fois qu’ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n’a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut être était-ce juste un rire, et, pris d’une rage folle, il s’est mis à hurler qu’il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer – cela faisait une heure à peine qu’il les connaissait. »

 

Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c’est se disputer un territoire

 

 

 

 

 

Ce nouveau roman d’Émilie Frèche a des allures de thriller psychologique, et c’est diablement efficace. Émilie Frèche distille une angoisse, comme un mauvais pressentiment, à propos de ce qui va arriver avec Salomon (son beau fils). On sent qu’il peut être une vraie menace… Et au-delà de ce suspense, Vivre ensemble développe la question de la vie en communauté sous divers angles, tous aussi intéressants les uns que les autres. Car finalement, recomposer une famille, cela ne va pas de soi. Amener deux enfants, qui ne se connaissent pas du tout, à cohabiter comme des « frères », cela peut être très compliqué, surtout si l’un des enfants est émotionnellement différent.

Le sujet des migrants est aussi abordé à travers Pierre, qui s’est engagé à leur apporter son aide chaque semaine à Calais. Des anecdotes nous permettent de prendre du recul, de repenser la réalité des choses et des horreurs qu’on nous cache et qui sont bien réelles. Dans l’espoir d’un meilleur vivre ensemble à l’avenir…

 

 

 

 

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Quand Dieu boxait en amateur

Guy Boley

Dans une France rurale aujourd’hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide. Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse. Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l’abbé propose à son ami d’enfance d’interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.

 

Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu’il mérite. Un uppercut littéraire.

Avec "Quand Dieu boxait en amateur" (Grasset), Guy Boley rend hommage à son père, boxeur et comédien amateur. Ce deuxième roman après le très primé "Fils du feu", conjugue histoire d'amour filial, lien d'amitié nouée dans l'enfance et hymne à la littérature et aux mots. Encore un très beau roman de cette rentrée 2018.

Quand Dieu boxait en amateur signe les retrouvailles avec un père méconnu. Comprendre qui il était avant son alcoolisme, avant le déchet qu’il est devenu. Au fil des pages, le lecteur comprend que l’écriture est pour Guy Boley un pansement pour se construire. Comprendre qui il est actuellement (puisqu’on se construit à l’aune de ses parents.), mais aussi savoir comment s’affranchir de cette tutelle. Suis-je un homme qui suit le destin de son père, existe-t-il une fatalité ? Deviendrais-je moi aussi cet alcoolique, ou bien ne pourrais-je pas trouver un certain accomplissement dans l’écriture ?

Et voici (encore une fois) le retour de l’écriture cathartique, celle qui élève et abat les barrières. Quand Guy Boley décrit ce père sur les planches, ce père acteur et entier, il lui redonne sa noblesse, et son aura. Ce n’est pas dans l’alcoolisme que le mimétisme se produira, mais bien dans la création : l’un en incarnant des personnages au théâtre, l’autre dans l’écriture.

Guy Boley est touchant, dans sa façon d’appréhender la réalité, dans sa recherche du père, mais aussi dans sa plongée tardive dans l’écriture. Là où son père commençait à sombrer, lui s’élève. L’écriture est encore d’une poésie incroyable qui sait aussi côtoyer les rives du glauque. On sent à travers cette histoire l’importance de se dire, de créer, puis de s’affranchir.

 

 

 

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La Chance de leur vie

Agnès Desarthe

Hector, Sylvie et leur fils Lester s’envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector est professeur d’université. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l’entourent.

Fragile, rêveuse, Sylvie n’en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester entraîne à sa suite un groupe d’adolescents qui, comme lui, traversent une crise mystique, et dont il est devenu le guide.

Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l’Amérique, sans le savoir, s’apprête à élire Donald Trump.

 

Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement.

Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d’une loyauté sans faille.

Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c’est combien chacun demeure étranger à sa vraie nature, jusqu’à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.

 

Derrière cette chaleureuse chronique d’une famille d’expatriés, Desarthe montre combien le mode de vie américain est le « lieu commun » de nos sociétés, en confrontant les trois personnages de cette singulière, drôle et très attachante famille aux clichés qui s’attachent à la vie américaine.

 

« La chance de leur vie » est un livre très subtil qui déploie dans un même mouvement une comédie satirique, un roman sur la France des attentats et un sur la famille d’aujourd’hui.

 

 

 

 

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Si Clara...

Martha Baillie

Au coeur de Si Clara..., quatre vies entrent en collision et vacillent au vent de l'inattendu. Daisy, écrivain alité à la suite d'un accident de vélo, découvre un manuscrit anonyme sur le pas de sa porte. Tandis qu'elle plonge dans cette fascinante histoire, celle d'une jeune Syrienne débarquée à Toronto, elle est tentée de la publier comme si elle en était elle-même l'auteur, mais en a-t-elle le droit ? Julia, qui s'occupe d'une galerie d'art, est loin de se douter que sa soeur, Clara, a écrit un roman. Et pour cause, Clara est atteinte de troubles psychologiques qui lui font entendre des voix et la poussent à vivre en marge du monde. Quant à Maurice, passionné d'aviation, il ne sait pas qu'il s'apprête à découvrir l'amour lorsqu'il regarde pour la première fois dans la paire de jumelles disposée par un artiste dans la galerie de Julia. Roman choral et miroir dans lequel les perspectives et les frontières sont perpétuellement mouvantes, Si Clara... questionne l'art, le langage, ce qu'on nomme la folie et la réalité, et s'interroge sur ce que pourraient être nos vies une fois le mode "pilote automatique" désenclenché.

 
Frédérique Fanchette, Libération

« II y a dans ce roman ce qui ressemble à un "quadriptyque". Quatre voix "réelles" se passent le relais sans cesse : celles de Clara, de Julia, de son ami Maurice fou d'un Australien aux chaussures bicolores et dégoûte par un "chien névrosé", et enfin de Daisy. Leurs récits pourraient former des nouvelles, découpées et jetées comme des cartes sur une table de jeu. Tout cela est à la fois grave et léger, bizarrement lumineux.  »

 

 

 

 

 

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La Maison Golden

Salman Rushdie

Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient prend ses quartiers dans une communauté préservée au coeur de Greenwich Village avec ses trois fils adultes aussi brillants qu’excentriques.

René Unterlinden, jeune réalisateur velléitaire, comprend que ces étranges voisins peuvent devenir une source d’inspiration inespérée.

Convoquant la littérature, la pop-culture et le 7e art, Salman Rushdie écrit ici le roman à la fois angoissant et jubilatoire de l’identité, de la vérité, de la terreur et du mensonge dans leurs atours contemporains.

 

 

 

L’auteur des «Versets sataniques» publie un roman sur une famille d’Indiens s’installant aux Etats-Unis, qui aborde beaucoup de questions de société actuelles.

A New York, en 2008, alors que Barack Obama vient d’être élu président des Etats-Unis, une mystérieuse et riche famille au passé trouble – un père et ses trois fils – venant d’Inde s’installe à Greenwich Village. René, apprenti cinéaste qui réside sur place, va suivre les destins contrariés du père et des trois frères : Apu, l’artiste, Petya, l’autiste surdoué, et D., perdu dans son identité sexuelle.

Il faut oublier tout ce que l’on s’imagine sur Salman Rushdie avant d’entamer la première page de « La Maison Golden », tant il n’a jamais écrit un roman aussi grand public, moderne, fluide et enlevé.

Rushdie aborde des thèmes aussi variés que le Bien et le Mal, le genre sexuel, la religion, les réseaux sociaux. Beaucoup de questions dans l’air du temps : le roman d’un jeune homme de 71 ans.

 

 

 

 

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L'Amie prodigieuse, Tome 4 : L'Enfant perdue

Elena Ferrante

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.

 

L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.

 

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue,

Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.

 

 

 

 

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Je te promets la liberté

Laurent Gounelle

Avec son nouveau roman à suspense, Laurent Gounelle vous entraîne au cœur d'une histoire exaltante dans laquelle vous allez vous perdre....et vous retrouver.

Imaginez : votre employeur vous laisse dix jours pour sauver votre poste et, le soir même, votre conjoint vous laisse entendre que votre couple n'en a plus pour longtemps....Dans les deux cas, on vous reproche votre personnalité, mais qu'y pouvez-vous ? Lorsqu'un ami vous parle d'un homme mystérieux, membre d'une confrérie très secrète détentrice d'un savoir ancestral, qui a le pouvoir d'installer en vous une toute nouvelle personnalité, la perspective est peut-être tentante.

C'est ce qui arrive à Sybille Shirdoon, l'héroïne de cette histoire : confrontée à l'échec, à la séparation, à la trahison, mais aussi au bonheur, à la joie, à l'amour, elle s'embarque alors dans un chemin extraordinaire vers la découverte de soi et des autres.

Un roman qui vous entraîne à la recherche des clés de votre épanouissement et de votre réussite.

 

 

LAURENT GOUNELLE : LE ROMANCIER DE LA QUÊTE DU BONHEUR ET DU SENS DE LA VIE

La force de Laurent Gounelle, c'est d'avoir réussi à se trouver lui-même pour mieux en faire profiter ses lecteurs dans la fiction. Destiné à un brillant parcours en entreprise, il fit face à une crise existentielle avant de prendre le virage que l'on connaît en littérature. Ses ouvrages s'articulent tous autour de la quête de soi et du sens de la vie et sont nourris de spiritualité et de philosophie. 

 

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Le vieux qui voulait sauver le monde

Jonas Jonasson

Tout commence au large de Bali, avec une montgolfière et du champagne. Aux côtés de Julius, son partenaire dans le crime, Allan Karlsson s'apprête à fêter son cent unième anniversaire quand... patatras ! Le ballon s'échoue en pleine mer. Les ennuis ne font que commencer... Allan se retrouve au cœur d'une crise diplomatique internationale, croisant sur sa route Kim Jong-un, Angela Merkel, Donald Trump ou Emmanuel Macron... ainsi qu'une joyeuse troupe d'énergumènes.

 

Le vieil artificier polyglotte au 1,5 million de lecteurs en France revient pour nous donner une leçon de géopolitique échevelée, instruite et toujours aussi hilarante.

 

 

 

De sa plume toujours acide, et en s’appuyant sur sa passion de la géopolitique, Jonas Jonasson remet en selle son « Vieux » dans une aventure dopée à l’actualité, sans pour autant lâcher le sens de l’intrigue, la folie douce, l’humour et cette faculté à créer des personnages incroyablement attachants qui font tout le sel de cet auteur suédois. Un régal…

 

 

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Chien-Loup

Serge Joncour

L'idée de passer tout l'été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecoeur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L'annonce parlait d'un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cette maison que personne n'habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s'était imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître.

 

En arrivant cet été là, Franck croyait encore que la nature, qu'on avait apprivoisée aussi bien qu'un animal de compagnie, n'avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entre-tuaient avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.... ça, c'était en arrivant.

 

Présidé par Véronique Olmi, le jury du prix Landerneau a choisi de couronner Serge Joncour pour son roman Chien-Loup.Un livre époustouflant où l'auteur atteint un souffle de romanesque absolu.

On y découvre deux histoires à un siècle de distance : d'un côté, un couple parisien qui loue une maison au sommet d'une colline du Lot, loin des hommes mais au contact des bêtes qui peuplent ces étendues sauvages, dont un étrange chien-loup fait partie.

Et de l'autre, pendant la Première Guerre mondiale, l'histoire d'un dompteur allemand qui se réfugie dans cette même maison avec ses fauves malgré l'hostilité des villageois d'en-bas. Comment tout cela s'est-il terminé il y a 100 ans ? Qui est ce chien-loup ? Que va-t-il arriver au couple parisien ?

Le livre nous offre un suspense haletant au travers d'un passionnant tableau historique comme nous l'explique Serge Joncour : "Il y a plusieurs idées dans ce roman, au travers de ce livre on sort du monde, on sort de la civilisation, on est en quelque sorte hors de tout (...) j'évoque aussi l'amour car c'est intéressant (...) Les animaux ont un projet, nous foutre dehors !".

 

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Le Cœur perdu des automates

Daniel H. Wilson

Moscou, 1709. Un automate reprend vie dans un atelier, aux côtés d'une poupée à la mécanique tout aussi précise et complexe que la sienne, sa soeur. Doués de parole et d'une âme, ils ont pourtant tout oublié de leur passé. Et de la guerre qui déchire leurs semblables.

 

De nos jours. Fascinée par les automates, June parcourt le monde à leur recherche, brûlant de percer leur mystère. Elle possède un étrange legs de son grand-père : une sorte de coeur finement ouvragé, réceptacle, elle le sent, d'un secret intemporel et d'une histoire épique. En effet, si les automates existent depuis la nuit des temps, dissimulés parmi les hommes, le compte à rebours pour leur survie a débuté. Et c'est June qui en détient la clef.

 

La robotique et l’intelligence artificielle font partie des enjeux technologiques et éthiques les plus cruciaux de notre avenir. Mais qui nous dit que les êtres artificiels sont forcément des créations futuristes ? Et si il en existait depuis des dizaines, des centaines d’années ? C’est l’idée centrale de ce roman étonnant, tant dans la forme que dans le fond, à la croisée de la science-fiction, du steampunk et de l’uchronie, dont l’auteur est depuis longtemps fasciné par la robotique. Et s’ils sont parfois artificiels, ses personnages n’en sont pas moins extrêmement attachants !

 

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

Publié dans #nouveautés

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