Le Kamishibaï

Publié le 13 Décembre 2014

Une nouvelle forme de représentation
arrive pour l'heure du conte de votre Médiathèque !!!

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Le kamishibaï est un théâtre d’images,
né au Japon il y a trois siècles.
Des conteurs se déplaçaient avec le kamishibaï
et des planches illustrées et créaient des animations de rue.

 

kamishibaimag

Cette forme de représentation aide les enfants à se concentrer et à se plonger dans l'univers magique des contes, tout en apprenant des notions telles que l'entraide, la différence, le partage...


Présentation du matériel

  • versoLe castelet en bois (ou butaï) :


    • Composé de trois volets, il encadre l’image etfocalise l’attention des auditeurs sur l’illustration. La forme des portes soulignent le mouvement des images quand elles sortent de la glissière.


    • Les portes en bois ont aussi leur importance : le conteur peut en jouer en les faisant claquer, en les ouvrant et en les fermant, une ou toutes, suivant l’effet désiré.


    • Les volets ouverts, la première image apparaît au centre, face au public, tandis que le texte correspondant se trouve au dos, sous les yeux du narrateur. Au fur et à mesure qu’il lit le texte, il fait coulisser les images.

  • Les images :


    recto

    • Le recto de l’image, tourné vers le public, est entièrement couvert par une illustration, la plus lisible possible, sans éléments susceptibles de troubler la concentration;

    • Le verso comporte une image miniature en noir et blanc reproduisant la planche suivante dans un coin supérieur droit : cette vignette permet au conteur de visualiser l’illustration dévoilée au public, et de varier les rythmes d’apparition de l’illustration suivante.


    • Le texte est écrit de façon lisible, et la manière de glisser les images est indiquée entre parenthèses et en italique.


    • En bas à droite ou en haut à gauche du texte, le numéro de l’image est écrit en gros et encerclé.


    • Quand cela est nécessaire, un petit trait vertical indique où le conteur doit s’arrêter de tirer l’image pour ménager du suspense.


            JPEG - 88.5 ko

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Pour se fournir le matériel

Le castelet :

butaiLes éditions Callicéphale proposent des castelets en bois clair : bon de commande, mais vous pouvez demander les bons services d’un menuisier, comme je l’ai fait en Syrie et en Turquie !

Voici un modèle de plan spécialement conçu pour s’adapter aux planches des albums parus chez Callicéphale  (format des images : 37*27,5 cm), mais il y en a bien d’autres : celui-ci, ou ceux-ci 123. Ces plans sont bel et bien rédigés en français, mais cela me semble être du japonais. Cependant, un collègue professeur de technologie ou un menuisier devrait lui s’y repérer sans problème !
Vous pouvez même fabriquer un heurtoir pour faire le silence dans la salle avant le début du spectacle !


Les planches :

J’ai toujours eu recours aux Editions Callicéphale dont le catalogue s’enrichit régulièrement. Il n’y a pas de problème pour se faire livrer à l’étranger : ces éditions vous envoient sous pli les planche ou votre librairie locale peut passer par les éditions le Seuil qui distribuent leurs productions.


Le kamishibaï est autant conçu pour un large auditoire que pour des groupes très restreints.

 

  • Support de dimensions réduites, le kamishibaï attire son public par la confidentialité qu’il induit mais aussi par quelques constances : la concision et la concentration d’effets. Deux sens sont stimulés : l’ouïe et la vue. La dramatisation (au sens théâtral du terme) peut-être plus ou moins élaborée : aparté, dialogues, bruitage, fond sonore, musique…

 

Décor et ambiance


  • Une cloison unie suffit comme fond pour installer le théâtre d’images. Un mur encombré pourra disparaître sous une tenture. Rien ne doit distraire l’auditoire.

    Attention aux portes vitrées ou aux fenêtres : les passages des humains ou les oiseaux peuvent détourner l’attention. De même, le lecteur devrait porter des vêtements qui ne perturbent pas l’attention du public.


  • Le butaï sera placé sur un guéridon recouvert d’un tissu noir uni, légèrement plus haut aux yeux des enfants.


  • Un petit spot dirigé sur les images concentrera encore mieux l’attention du public installé dans une légère pénombre et procurera une ambiance théâtrale.

 

Mise en forme


  • Comme le conteur, le diseur de kamishibaï est face à son public, visible ou caché. Avant de raconter, il a vérifié que les images étaient bien ordonnées.


  • La séance commence toujours avec les portes fermées. Deux bouts de bois heurtés, d’abord lentement, puis de plus en plus vite, peuvent annoncer le début du spectacle comme c’est la règle dans le théâtre kabuki.


  • On termine en refermant les volets un à un, avec une formulette choisie en fonction de l’histoire racontée ou en chantant le refrain qui marquait la transition d’un épisode à l’autre.

 

Voix et bruitages


  • Le texte est court et peu détaillé, laissant au conteur la liberté de l’enrichir, dans une dynamique interactive avec ses auditeurs (variations de voix, chansons rythmées et répétées). On ne fait pas que montrer l’image, on la « joue», l’adaptant au public. 


  • Durant la séance, pour provoquer les images mentales des auditeurs et rendre leur écoute plus active, il est possible de recourir à des onomatopées, des bruitages, à un fond sonore. On peut demander aux élèves comment miaule le chat, comment aboie le chien, comment grince la porte, comment rient les joyeux convives…

    Faire entendre le bruitage avant de prononcer le mot, afin que l’image mentale soit la plus adéquate possible. (“Miaou !” : le chat entre dans la maison ; et non : le chat miaule : “Miaou !” en entrant dans la maison.)


  • Certaines histoires sont créées pour installer une interactivité avec les auditeurs. Le conteur pose des questions, stimule la participation du public, indique des détails sur l’image.

 

Présentation des images

  • Le changement des images crée un effet dramatique. Contrairement à la page tournée d’un livre, la planche suivante du kamishibaï apparaît en s’intégrant dans la scène précédente.


  • Dans un même kamishibaï, il est important de varier le rythme et la technique de l’apparition des images successives. Dans certains albums, didascalies et indications scéniques sont inscrites dans le texte par l’auteur :

    • Passage qui se fait très lentement, en continu, tandis que le conteur parle –> fondu enchaîné très apprécié par les auditeurs.

    • L’image est retirée en deux ou trois fois, en s’arrêtant aux traits tracés par l’illustrateur –> arrêt sur image qui produit une attente, un suspense auprès du public.

    • Va-et-vient de l’image –> aller-retour qui renforce l’idée de danger, d’hésitation

    • Image tirée très rapidement –> effet de surprise.


  • Le face-à-face avec l’auditoire permet au conteur de s’adapter à son public, en s’arrêtant parfois sur une image qui n’est pas bien comprise, ou en désignant du doigt un élément qui n’a pas été bien perçu, ou bien en ajoutant un commentaire oral ou une chansonnette reprise par tout le monde. Les spectateurs peuvent aussi être mis à contribution.

 

 

EN CONCLUSION : Différences et avantages par rapport à l’album

 

Pour le public :

  • Tous les éléments concourent à intensifier la concentration enfantine :

    • la forme du butaï et la présence des images concentrent l’attention des auditeurs.

    • les techniques de dessin des illustrations, les techniques narratives et la manière dont les images sont déroulées. Les systèmes du fondu enchaîné et des arrêts sur image, dont le conteur varie le rythme à volonté, aident le public dans son écoute. Textes et images se « soutiennent » mutuellement pour maintenir l’attention du public.

    • Tandis que le conte engage les auditeurs à se faire “leur propre cinéma” et offre la liberté d’interpréter l’histoire entendue, le kamishibaï entraîne à la lecture de l’image et soutient l’attention de tous les auditeurs grâce à ses images mobiles.



Pour les conteurs :

  • Le conteur timide peut se cacher derrière le castelet, sans préjudice pour l’histoire.

  • Pas de “trou” possible : les textes de l’histoire sont collés au dos des images ! Des moyens mémotechniques pour la mise en scène peuvent également y figurer…

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Mon KAMISHIBAÏ... mon petit théâtre pour raconter des histoires aux enfants


Voici les éléments de notre coffret avant assemblage
Nous commençons par assembler le fronton, maintenu en position par des serre-joints
plan_butai.jpg

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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