Nouveautés septembre 2012

Publié le 22 Septembre 2012

 

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Couverture de Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

 

Auteur
Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ?
Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringuant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée - presque par inadvertance - à un membre de gang. S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisse surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja...

Extraits
Allan avait appris tout jeune à se méfier des gens qui refusent un coup à boire. Il devait avoir à peine six ans quand son père lui avait posé une main sur l'épaule et lui avait dit : « Mon fils, méfie-toi des prêtres, et des gens qui ne boivent pas d'alcool. Les pires de tous sont les prêtres qui ne boivent pas d'alcool. »

 

Ce roman est vraiment très très drôle. Il commence très fort : un "presque" centenaire saute par la fenêtre de sa chambre rien que pour enquiquiner son aide-soignante. Et le voilà parti, en charentaises, vers des aventures insufflées par un vent détonnant de quiproquos et de situations abracadabrantesques. Parti tout seul, il termine son voyage dans un grand bus jaune accompagné de quelques amis, pas tous très recommandables, et accompagné d'une charmante éléphante échappée d'un cirque.

Le roman alterne le périple d'Allan depuis son évasion et l'histoie de sa vie depuis son enfance jusqu'à son arrivée à la maison de retraite et ce, un chapitre sur deux.

Tout comme son "voyage", la jeunesse et la vie d'Allan ne sont faites que de quiproquos tous plus loufoques les uns que les autres. Expert en explosif, il va faire le tour du monde, va conseiller plusieurs chefs d'états tels que Mao-Tse-Toung. Il va être à l'origine de la découverte de la formule de la bombe atomique, sans même s'en rendre compte. 

Toute sa vie n'est faite que d'aventures où le hasard fait toujours très bien les choses. Ce roman est en passe d'être adapté au cinéma. Espérons que le film sera aussi drôle que le roman.

A lire absolument pour rendre la forme aux zygomatiques.

 

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Couverture de KarooKaroo

 

Auteur
description : Un an après avoir publié le génial Dernier Stade de la soif de Fredric Exley, les éditions Monsieur Toussaint Louverture ressuscitent un autre chef-d’œuvre inconnu des lettres américaines, paré d’une maquette superbe. Paru aux Etats-Unis de manière posthume en 1998, deux ans après la mort de son auteur Steve Tesich, scénariste, dramaturge et romancier d’origine yougoslave, Karoo est un roman-vie, un abyme obscur d’une universalité perturbante. Car personne n’aimerait ressembler à Saul Karoo, « Doc » Karoo, ce cinquantenaire gras et alcoolique, imbu de lui-même, qui a fait sa carrière en mutilant les films des autres pour satisfaire les attentes de producteurs avides. Personne n’aimerait se reconnaître dans cet égoïste malade, sans amis, séparé de sa femme, infoutu de parler à son fils, grossier au point d’inviter une gamine de dix-sept ans qui l’aime comme son père à dîner pour l’exhiber fièrement à son bras, et passer pour un sacré baiseur. Et pourtant.

Pourtant, rarement un personnage nous aura marqué à ce point, ramenant à la surface nos contradictions profondes, nos lâchetés enfouies. Névrosé, sournois, calculateur, retors, Saul Karoo ne se laisse jamais aller, tentant toujours de deviner les réactions de son entourage, persuadé de mener à la baguette, tel un chef d’orchestre hypnotiseur, le monde entier. Toujours en représentation au point de ne pas pouvoir affronter les gens dans l’intimité, Karoo a depuis longtemps noyé son humanité sous un océan de cynisme, se complaisant dans le confort que lui procure le fait « d’être une image plutôt qu’un être humain ». Il n’y a que chez Jean-Pierre Martinet, Hubert Selby Jr, Julius Horwitz ou Fredric Exley, justement, que l’on avait croisé des personnages d’une noirceur si magnétique, nantis d’une telle haine de soi.

En situant l’action en 1990-1991, au cours des quelques mois qui voient se fissurer le bloc de l’Est, Steve Tesich stigmatise l’avènement d’un conformisme mou et d’une « fin de l’Histoire » – comme on disait à l’époque – accouchant d’une société désincarnée. Karoo en est l’archétype, amoral, insensible, sans énergie au sortir d’un siècle trop riche qui semble avoir épuisé la capacité des hommes à s’émouvoir. Même l’ivresse ne fait plus d’effet à cet alcoolique invétéré, que plus rien ne peut griser. Alors quand vient la possibilité d’une rédemption, il la saisit à bras le corps, avec une fougue presque autodestructrice, avant de comprendre que non, il est trop tard, on n’est pas dans un de ces films qu’il sabote à coups de happy end.

Sombre au-delà du possible, la prose limpide et enjôleuse de Karoo transforme chaque instant, même une petite minute à attendre un interlocuteur au téléphone, en une expérience fascinante. Six cents pages, pas un mot de trop. Toutes les situations se font écho, entre elles d’abord puis avec nous, remettant en cause nos rapports aux autres. Addictif, Karoo a tôt fait de faire corps avec son lecteur, témoin de la déchéance de « Doc » jusqu’à ce que la lecture en devienne fiévreuse. Douloureuse même. En alliant la majesté désenchantée des grands romans américains à la force tragique des écrivains russes, Steve Tesich signe sans doute, avec ce roman obsédant, l’un des récits fondateurs du XXIe siècle.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Wicke, février 2012

 

Extraits

 

"Dans cet unique coup d'oeil dans les yeux vulnérables de sa mère, il voit que l'ensemble des souvenirs et des moments d'un seul jour de sa vie, ou de la vie de n'importe qui, s'il est suffisamment exploré, dépasserait en volume les oeuvres complètes de n'importe quel auteur ayant jamais vécu. Des ailes entières de librairies entières, pour ne pas dire des librairies entières, seraient nécessaires pour abriter un seul jour de la vie de n'importe qui et même alors cela ne rendrait pas justice à cette vie. (....) 
La vie, semble-t-il, n'est pas dépourvue de sens, elle est au contraire tellement pleine de sens que ce sens doit constamment être tué au nom de la cohésion et de la compréhension. Au nom d'une bonne intrigue." Pages 542-543

 

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En mémoire de la forêt
Couverture de En mémoire de la forêt
Auteur

En Pologne, quelques années après la chute du communisme. Lorsqu’on retrouve le cadavre d’un homme dans la forêt qui entoure le petit bourg de Jadowia, Leszek, un ami de la famille du disparu, décide de faire la lumière sur cette affaire. Il comprend vite que cet assassinat est lié à l’histoire trouble du village. Mais dans cette petite communauté soudée par le silence, beaucoup ont intérêt à avoir la mémoire courte et sont prêts à tout pour ne pas réveiller les fantômes du passé. L’ère communiste a en effet laissé derrière elle bien des séquelles et personne n’a rien à gagner à évoquer cette période où la dénonciation était encouragée, la paranoïa et la corruption omniprésentes, les comportements souvent veules. Sans parler de secrets plus profondément enfouis encore, datant de la Seconde Guerre mondiale, lors de la disparition brutale des Juifs établis à Jadowia depuis plusieurs générations. Leszek va devoir mettre sa vie en jeu pour venir à bout de cette chape de silence, et faire surgir une vérité bien plus inattendue encore que tout ce qu’il avait imaginé.

Avec ce thriller hors normes, au style d’une beauté et d’une puissance rares, Charles T. Powers aborde avec un art magistral de l’intrigue et du suspense des thèmes aussi universels que la culpabilité collective et individuelle, la mémoire et l’oubli – et les répercussions de l’histoire dans la vie de chacun. Ce « roman exceptionnel », selon le New York Times, est un véritable chef-d’oeuvre du genre.

 

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La grande maison
Couverture de La grande maison
Auteur

   À New York, un poète, Daniel Varsky, confie à une jeune romancière, Nadia, un bureau très particulier : ce meuble imposant (il possède 19 tiroirs) et entouré d’une véritable légende (il aurait appartenu à Federico Garcia Lorca) semble posséder une âme. Plus de vingt ans après, la fille de Daniel vient réclamer son héritage. À Londres, Arthur Bender doit affronter la mort de sa femme. Dans ses papiers, il découvre que celle qu’il croyait si bien connaître lui a caché toute une partie de sa vie. À Oxford, Isabelle, une américaine venue étudier en Angleterre, tombe amoureuse du fils d’un étrange antiquaire qui oeuvre pour la restitution des biens juifs confisqués par les Nazis. À Jérusalem, un père s’adresse à son fils, Dov, qu’il a tenté d’empêcher par tous les moyens de devenir écrivain, par peur des liens éternels entre souffrance et écriture. Trois villes, quatre histoires, un bureau : construit autour du secret et de la mémoire, ce roman à tiroirs célèbre le pouvoir du Livre et la puissance de la littérature.

 

 

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Double identité
Auteur

   On retrouve le héros de Hors de moi, Stephen Lutz, agent de la CIA, qui opérait sous le nom de Martin Harris, botaniste réputé, quand un traumatisme crânien l’a amené à se prendre pour le vrai Harris. Depuis, il a toujours des troubles d’identité. A la mort du scientifique, il contacte la veuve de Harris en se faisant passer pour un avocat poursuivant le combat de son mari contre les multinationales sans scrupule qui spolient les Indiens d’Amazonie en exploitant leurs plantes sacrées à des fins commerciales. Partis pour enquêter en Equateur, le faux Harris et la veuve du vrai se retrouveront embarqués dans une cascade d’aventures rocambolesques avant de tomber amoureux l’un de l’autre. Un formidable roman d’aventures qui emprunte au thriller (courses poursuites autour du monde, services secrets manipulateurs, usant des possibilités inouïes du cerveau et des connaissances scientifiques sur l’hypnose, le coma et le pouvoir des plantes), mais aussi au roman écolo (défense du savoir ancestral des Indiens, celui des derniers chamanes), au roman d’amour et au roman initiatique où deux êtres en rupture d’identité retrouvent leur équilibre dans un monde violent et corrompu.

 

Extraits

Quelle raison pousse un homme à devenir tueur professionnel ? Dans mon cas, c’est le dégoût de l’amateurisme. Et l’abus de littérature. Aucune circonstance atténuante, en tout cas : j’étais un enfant banal, ni orphelin, ni battu, ni trop gâté.

 

 

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les âmes traquées
Auteur

Quand elle se réveille sur un lit d'hôpital, Isabelle Fortin apprend qu'elle a été victime d'un chauffard et sort tout juste du coma. Et pourtant, elle est persuadée d'avoir passé les 24 dernières heures avec un inconnu, Miles. Incapable d'accepter que cette rencontre n'était que le fruit de son imagination, elle va tout faire pour le retrouver... Et s'il ne s'agissait pas que d'un accident ? Et si le chauffeur de la voiture lui voulait du mal ? Y aurait-il un lien entre cette affaire et les meurtres des deux hommes tués exactement de la même manière à une journée d'intervalle ? C'est ce que tente d'élucider le commissaire Victor Lessard, pour faire oublier sa dernière bavure mais aussi pour ne pas penser à l'échec de sa vie familiale. Jusqu'à ce que son propre fils soit mêlé à ses recherches... Une jeune femme lancée à la poursuite d'un homme qui pourrait ne pas exister. Un enquêteur de la police de Montréal sur deux affaires inquiétantes. Un chasseur impitoyable qui pense que chacun doit payer pour ses fautes. Trois destins qui vont se croiser inéluctablement, pour le meilleur et pour le pire...

 

 

 

 

Rédigé par mediathequedenoyelles

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