Ce nouveau sixième tome, d'une grande richesse, continue d'explorer l'importance de la famille, même éloignée, tout en rendant hommage à la fière et magnifique Corse.
Avec bienveillance, les auteurs mettent également en avant les ressentis de Magda et la difficile réalité du parcours médical des amputés.
Vous y trouverez aussi : un taureau caractériel, des décors escarpés avec vue sur la mer, plein de cochons sauvages, des légende hilarantes, un gang de mamies corses et des fromages qui puent !
Dans le village corse d'Usciolu, Elfie fait la connaissance d'Orso, un homme qui peut soulager la souffrance. Pourrait-il aider Magda dont les douleurs fantômes sur sa jambe amputée sont plus vives que jamais ?
Le souci c'est qu'Orso ne pratique plus depuis qu'il s'est disputé avec son frère Battista, disparu il y a dix ans.
Pour prouver à Orso qu'elle est aussi une sorcière, Elfie donne vie à un nouvel origami : un petit cochon corse prénommé Signal.
Aussi adorable que peureux, Signal en gros sur la patate. Heureusement, la psychologue magique Mme Tourment est là pour ça.
Le Grimoire d'Elfie est une série de bandes dessinées dessinée par Mini Ludvin, mise en couleurs par Hélène Lenoble et les scénarios ont été créés par Christophe Arleston et Audrey Alwet.
Le Grimoire d'Elfie, Tome 6 : Le sortilège corse
A paraître le :05/11/2025
Une aventure tendre et drôle qui rend hommage à la plus belle île de Méditerranée.
Dans les montagnes corses, Elfie et ses sœurs retrouvent le village natal de leur grand-mère, où elles sont accueillies à bras ouverts. Mais Magda est en proie aux douleurs fantômes qui hantent sa jambe amputée.
Elfie apprend qu’Orso, un pompier volontaire, savait apaiser la souffrance. Mais aujourd’hui, il refuse de pratiquer son art… Était-il un sorcier lui aussi ? Et si oui, comment faire pour qu’il le redevienne ?
Aidée d’un cochon peureux et de grands-mères au fort caractère, Elfie enquête sur Orso et son frère mystérieusement disparu…
L’orphelined’Auschwitzcommence par où, la plupart du temps, les autres romans sur le même thème se terminent : la libération des camps.
Il ne faut surtout pas négliger ce titre,L’orpheline d’Auschwitz,qui pourrait sembler attendu, au contraire, il faut le considérer dans toute sa valeur sémantique car, s’il va être question de l’un des pires cauchemars que connut l’humanité, on n’évoquera pas, ou pas seulement, les hordes de déportés entassés dans des wagons pour bestiaux, le travail épuisant mené dans des conditions dantesques, les baraquements dans lesquels étaient projetées des cartouches de gaz Zyklon B et les fumées noires et puantes qui s’élevaient dans le ciel polonais. Il va être plutôt question des conséquences de tout ceci : la réalité crue et amère de l’après, le statut atroce d’orphelinat, orphelinat des proches, des parents, des autres, des compatriotes, des coreligionnaires, de la dignité humaine. L’orphelinat de tout ce qui pouvait constituer la réalité et sa perception avant, avant l’horreur, avant l’enfer.
Ce livre raconte l’histoire authentique, à peine romancée, de ceux qui créèrent et animèrent laCommunauté de Windermere,à Crosby-on-Eden, tout au nord de l’Angleterre, en 1945, et tentèrent de redonner un peu de joie, un peu de vie, un peu d’espoir à ces centaines d’enfants dont la barbarie nazie avait fait des orphelins. Ce livre est l’histoire de ceux qui travaillèrent inlassablement pour redonner un semblant d’ordre à ce monde dont la moitié au moins était devenu un territoire de l’horreur où tout le monde cherchait tout le monde : les parents leurs enfants, les enfants leurs parents, les proches, les amis, les voisins, …
Ce livre est l’histoire d’Alice Goldenberg qui vivait autrefois à Berlin, où elle s’occupait d’enfants, où elle avait eu un amoureux une fois, en 1917. Seulement voilà, l’amoureux était mort à la guerre, et elle, Alice, avait été obligée de fuir l’Allemagne devenue nazie. Elle s’était retrouvée en Angleterre, accueillie de façon un peu difficile, au tout début, parce qu’après tout elle était quand même de nationalité allemande, même si juive. Et elle ignorait totalement ce qu’étaient devenus son frère, sa belle-sœur et sa nièce, Max, Lilli et Ruthie. Elle avait le sentiment d’avoir trahi les enfants dont elle s’occupait. Aussi est-elle ravie de pouvoir participer à l’édification de la Communauté de Windermere. Elle n’a aucune connaissance médicale mais elle a la chance de travailler avec des médecins et, en particulier, avec Anna Freud, la fille du célèbre psychanalyste. Elle n’a aucune connaissance mais elle a son amour, tout son amour à donner aux enfants, et cela dépasse le terrain de la connaissance.
Une vue de Crosby-on-Eden
Alice va accueillir, entre autres, Natasha Ancel, seize ans, fille de Lydia et Szymon, sœur d’Amelia, mais désormais seule au monde. Quand les portes d’Auschwitz se sont ouvertes, quand Natasha, comme tous les autres, a pu sortir enfin, on lui a dit qu’elle allait pouvoir rentrer chez elle. Seulement, le problème, c’est qu’elle n’avait « Pas de chez elle, pas de famille, et aucune idée de l’endroit où s’était trouvée sa maison, ni de l’endroit où elle pourrait se trouver un jour ».
Natasha est devenue « Tasha», comme si sa mère lui étant enlevée, elle avait, en même temps, perdu une partie de son prénom, une partie d’elle-même. Elle est accueillie àWindermere, elle et son compagnon d’infortune Georg Lieberman.
Telle est la trame générale du roman, tels sont les personnages principaux qui nous sont présentés, mais, tout au long, et en se basant sur des recherches historiques très précises, Anna Stuart nous raconte la détresse profonde des soignants de Windermere. A l’heure où les théories psychanalytiques modernes viennent affirmer que les premières années de vie d’un être humain sont fondamentales sur la formation de son caractère, nul ne sait comment réagir, de façon appropriée, devant ces enfants dont certains n’ont même plus la notion de ce qu’est un père ou une mère.
Ces mots résonnent comme un cri de force et de résilience.
L'Orpheline d'Auschwitz
En 1945, la guerre est terminée et Auschwitz est enfin libéré.
À 16 ans, Tasha franchit les grilles du camp en route vers la liberté. Elle se retourne pour regarder une dernière fois ce lieu qui lui a volé son enfance en se demandant comment elle a pu survivre à cet enfer alors que tant d'autres n'y sont pas parvenus. Mais la joie d'être enfin libre est ternie par l'absence de sa mère. Quelques semaines plus tôt, elle lui a été arrachée des bras par un officier nazi... Où a-t-il emmené sa mère ? Est-elle encore en vie ? Avec une mèche de cheveux pour seul souvenir, Tasha demande à tous ceux qu'elle croise s'ils ont vu une femme rousse.
Dans le chaos d'une Europe en cendres, la retrouver semble impossible, pourtant Tasha a une certitude : il faut toujours garder l'espoir. Cet espoir qui a fait d'elle une survivante plus forte que toute l'horreur du monde.
Ecoutez un extrait du livre audio, lu par Cristelle Ledroit
Anna Stuart est une écrivaine britannique née en 1972 en Écosse. Elle étudie la littérature anglaise à l'Université de Cambridge, où elle développe une passion pour l'écriture.
Sous le pseudonyme de Joanna Courtney, elle publie en 2015 The Chosen Queen, le premier tome de la trilogie historique Queens of the Conquest. Cette série, qui se poursuit avec The Constant Queen en 2016 et The Conqueror's Queen en 2017, explore les vies fascinantes des reines anglo-saxonnes et normandes.
En 2019, elle publie Bonnie and Stan, un roman contemporain touchant qui raconte l'histoire d'amour durable entre un couple âgé.
En 2022, elle publie La sage-femme d'Auschwitz, un roman inspiré de faits réels. Ce livre raconte l'histoire d'Ana Kaminski, une sage-femme polonaise qui aide les femmes enceintes dans le camp de concentration d'Auschwitz. Ce roman est salué pour sa profondeur émotionnelle et son hommage aux héros méconnus de la Seconde Guerre mondiale.
En 2023, Anna Stuart publie La sage-femme de Berlin, qui poursuit l'exploration des histoires de femmes courageuses pendant la guerre.
L'orpheline d'Auschwitz est un roman historique publié en 2024, qui suit Tasha, une jeune fille de 16 ans, dans sa quête pour retrouver sa mère après la libération du camp d'Auschwitz.
J’espère que vous allez bien dans l’automne qui avance. La première semaine de sortie d’un roman est toujours particulière. Quel accueil allez-vous réserver à cette nouvelle aventure ? Merci pour vos nombreux messages, je sais que beaucoup d’entre vous lisent déjà et vos premiers retours font chaud au cœur. C’est vous qui avez fait de moi l’auteur que je suis.
Si vous aimez mon travail, si vous appréciez cette histoire, j’ose vous demander de le dire autour de vous, de laisser des commentaires partout où vous le pourrez. Le bouche-à-oreille est le média le plus puissant qui soit, j’en suis le vivant exemple.
J’espère surtout que cette histoire va vous apporter un peu de soleil, du rire et l’envie de faire partie de la Compagnie !
Bonne lecture, belles émotions,
Chaleureusement,
Ce livre est rempli d'empathie, de bonnes intentions, tout en évoquant des sujets douloureux (hommes toxiques, cancer, famille distendue etc...).
On y retrouve également l'humour des premiers romans de l'auteur.
Lilly est un personnage très touchant, attachants et un peu loufoque.
Elle a quitté son compagnon Vivien et se retrouve sans rien, il a gardé toutes ses affaires. Heureusement, elle a de bonnes amies : Poppy qui va l'héberger et lui prêter des vêtements, et Paula qui va la faire embaucher dans l'agence d'intérim où elle travaille. Lilly devient la responsable RH de la société d'intérim et va se retrouver impliquée dans l'activité annexe de celle-ci : La Compagnie des Heureux Hasards...
On vous laisse découvrir cette histoire qui met du baume au cœur, un excellent moment de lecture.
La compagnie des heureux hasards
Qui n'a jamais perdu foi en l'existence ? Qui n'a jamais été épuisé - voire écœuré - au point de douter de la valeur même de la vie ? Lily en est là.
Une rupture, beaucoup de désillusions... mais ce n'est pas cette part de son histoire qui nous intéresse.
Grâce à Mère-Grand et au Petit Poucet, Lily va découvrir un autre chemin. Loin d'un conte de fées, c'est une renaissance, aux antipodes des faux-semblants et des égoïsmes. Les Heureux Hasards vont la conduire jusqu'à la face cachée du monde tel qu'on ne le montre jamais.
Qui n'a jamais perdu foi en l'existence ? Qui n'a jamais été épuisé - voire écœuré - au point de douter de la valeur même de la vie ? Lily en est là. Une rupture, beaucoup de désillusions...
Un roman est une affaire personnelle. Mais, certains romans sont une extension même de leurs auteurs. Ceux de Gilles Legardinier, évidemment. La compagnie des heureux hasards en est sans doute même l'exemple parfait, comme un excellent résumé de ce qu'il propose depuis ses débuts. Du coup, parler de l'écrivain et de l'homme, c'est comme parler de ses livres. Au fil des années s'est tissée une relation de confiance entre ses lecteurs et lui, infrangible. On se plonge dans ses livres les yeux fermés et le coeur grand ouvert, tant la complicité, forgée de texte en texte, est inaltérable. Il nous surprend parfois beaucoup avec ses romans d'aventure, ses romans feelgood sont moins inattendus et pourtant toujours aussi puissants émotionnellement.
Sérénité Plonger dans ses écrits, dans celui-ci, c'est comme se retrouver dans une bulle grouillante de vie. Un cocon qui fait du bien, par l'humanité qui se dégage de ces personnages dont on devient complice le temps de 475 pages. Il est souvent plus facile de décrire les travers de la société qui divisent que de raconter le bénéfique qui produit l'entraide. On pourrait croire que les humeurs sombres sont plus romanesques, mais La compagnie des heureux hasards montre que ce n'est pas toujours le cas. L'idée d'imaginer une troupe bigarrée se réunissant pour faire le bien, pour forcer le destin et venir en aide aux autres, même dans le quotidien, est communicative. Et contagieuse, avec cette façon qu'a Gilles Legardinier de nous transmettre de bons sentiments, car ils sont authentiques, car ils émanent du plus profond de l'auteur. Dans une chronique d'un de ses premiers livres, je me souviens avoir dit que l'auteur était comme un virus, mais qui apporte tous les bienfaits nécessaires pour qu'on survive avec lui en toute sécurité.
Tendresse Il faut dire qu'il n'a pas son pareil pour qu'on s'attache immédiatement et irrémédiablement à ses protagonistes ! Parce qu'il sait les rendre humains, avec leurs failles, leurs doutes, leurs douleurs, mais surtout leurs envies. Celles qu'ils retrouvent grâce aux autres, au partage, à la coopération. Et qu'ils sont les vecteurs d'idées essentielles, trop souvent galvaudées. La sensibilité qui se dégage de ces pages et de ces personnages me touche toujours autant. Cet élan positif ne s'essouffle pas de livre en livre. C'est aussi ça le pouvoir d'un auteur qui met tout son cœur dans la « bataille » des bons sentiments.
Espoir Il y a tant de raisons de douter de l'existence et du monde actuellement, c'est même de plus en plus difficile de croire encore en l'humain. Et pourtant, par la magie des relations et de la solidarité, ce roman prouve qu'on peut encore trouver de l'espérance dans le quotidien. Gilles Legardinier fait le pari audacieux, presque insolent, qu'on peut encore croire en autrui. Et rire ensemble ! Parce que l'autre composante de ses écrits est l'humour, décalé, parfois absurde, qui fait un bien fou.
Gratitude Gilles Legardinier est indissociable de ce qu'il écrit, il faut lui dire merci. Lui faire part de notre immense gratitude pour cette foi tenace en l'humain, cette volonté intacte de nous montrer qu'il est encore possible de croire, d'espérer, d'agir. Cette bulle annuelle dans laquelle il nous transporte, le temps de quelques heures de lecture, est une bouffée d'oxygène dans ce climat de plus en plus vicié. Chaque lecture de ses livres est lumineuse.
Site officiel de Gilles Legardinier. Découvrez tous ses romans : une chance sur un milliard, demain j'arrête ... et retrouvez toutes les actualités de l'auteur.
L’auteur de thrillers le plus célèbre au monde revient avec son héros culte, Robert Langdon, dans un nouveau roman stupéfiant.
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En 2003, le phénomène Da Vinci Code ébranlait le monde de l'édition. Ce thriller ésotérique signé Dan Brown, mettant en scène un symbologue américain, Robert Langdon, entraînait son héros dans la quête échevelée d'une éventuelle paternité du Christ, scandale que d'éminentes instances catholiques essayaient d'étouffer. Dans ce sixième tome de ses aventures, Le Secret des secrets, Langdon enquête à Prague.
Dans la « ville aux cent clochers », le scientifique est comme un poisson dans l'eau : « Langdon avait toujours apprécié ce folklore tchèque, ce goût pour le surnaturel, même s'il n'y croyait pas une seconde », écrit Dan Brown. Robert Langdon se trouve ici en compagnie de sa nouvelle petite amie, Katherine Solomon, une « néoticienne » de renom. Sa spécialité ? L'étude de l'intellect et de la pensée.
Une « dame blanche » sur un pont de Prague
Katherine s'apprête à sortir un livre présentant ses thèses sur la conscience humaine. Sa théorie avance que le cerveau ne serait qu'un émetteur, et que notre conscience circulerait en dehors de nos corps – faisant de nous des espèces de transistors géants. De quoi expliquer un certain nombre de phénomènes étranges, comme les expériences de mort imminente, les prémonitions, la télépathie, les rêves partagés…
Mais c'est un rêve, justement, qui va lancer le roman dans sa course folle : une « dame blanche », précédée d'une odeur de mort, coiffée d'une auréole et d'une lance, se matérialise sur un pont de Prague, devant un Robert Langdon stupéfait de reconnaître le cauchemar fait la veille par sa dulcinée. Langdon en est sûr : ce spectre apporte la mort. Paniqué, il se rue à l'hôtel, active l'alarme incendie, se jette par la fenêtre, tombe dans le fleuve et… Dan Brown se déchaîne.
Outre ses deux héros, l'intrigue mêle une belle galerie de personnages : un inquiétant golem, figure traditionnelle de la culture juive, amenant la mort autour de lui, une scientifique cynique à la tête d'un étrange centre de recherches ultra-sécurisé, un éditeur américain bientôt enlevé par deux individus patibulaires, une ambassadrice tourmentée, une jeune fille russe exfiltrée d'un hôpital psychiatrique, un flic local un peu bas du front…
Tout ce petit monde s'agite autour du fameux manuscrit écrit par Katherine Solomon, dont les théories pourraient être utilisées par une mystérieuse organisation, à des fins éminemment dangereuses. Soyons clairs : Le Secret des secrets est difficile à lâcher. Nous avons isolé quelques ingrédients de la recette de Dan Brown qui lui ont permis de rendre son roman si alléchant…
Une documentation aux petits oignons
L'ouvrage repose sur la théorie de la conscience élaborée par Katherine Solomon. Comme dans le Da Vinci Code, Dan Brown épuise son sujet, citant moult événements mystérieux, études paranormales, thèses, théories et expériences secrètes ou officielles visant à étayer la théorie de la conscience portée par le roman. « Durant ces six dernières années, de nombreux scientifiques, historiens, conservateurs, théologiens, diplomates, membres d'ONG, ont apporté leur contribution à l'élaboration de ce livre », loue Dan Brown dans ses remerciements.
Évidemment, tout cela est à prendre avec des pincettes : les théories défendues dans le roman sont proches de l'ésotérisme et flirtent parfois avec le complot, et il faut parfois respirer un bon coup pour garder la tête froide (ou ne pas sourire). Mais face à la quantité d'informations et de stratagèmes narratifs que l'auteur utilise pour répondre aux obsédantes questions sur le paranormal et le vertige de l'au-delà, on se laisse happer…
Dan Brown possède l'immense qualité de maîtriser à la perfection l'art du cliffhanger. Mieux encore : il a tendance à faire une révélation fracassante dans un chapitre, et à n'apporter la clé du mystère qu'au chapitre suivant. En bon dealer d'adrénaline, il fait céder toutes nos résistances : on veut savoir ce qui va arriver ensuite. Quitte à zapper le dîner ou à éteindre la lumière à 3 heures du matin.
Des héros incarnés
On adorait Robert Langdon, rationnel, débonnaire et un brin désabusé, avec sa mémoire d'ordinateur, sa culture Indiana-Jonesque et ses intuitions affûtées. On ne peut pas s'empêcher de l'imaginer sous les traits de Tom Hanks, qui l'a incarné dans les adaptations du Da Vinci Code, Anges et démons et Inferno, et on est ravis de rencontrer sa nouvelle conquête, elle aussi franchement bien campée. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : même l'inquiétant Golem se révèle bien plus profond qu'on aurait pu le penser.
Le personnage le plus réussi de l'histoire est évidemment l'éditeur Jonas Faukman, qui tire certaines ficelles (au péril de sa vie !) depuis New York, en essayant désespérément de sauver le manuscrit de Katherine Solomon, et accessoirement la vie de Katherine et Robert. L'éditeur manie l'ironie et le détachement et semble très inspiré par le véritable éditeur de Dan Brown, Jason Kaufman, à qui le livre est dédié.
Certes, le style de Dan Brown est parfois un brin conventionnel. Les informations sont « claires comme de l'eau de roche », les personnages sont « faits comme des rats », régulièrement « éberlués » et ils « frémissent » à qui mieux mieux au gré de leurs découvertes. Mais ces petites facilités se dissolvent dans la vélocité du récit et sont rachetées par le second degré que manie l'auteur, qui n'hésite pas à se moquer gentiment de son personnage principal et à doper la complicité du lien qui l'unit à son éditeur new-yorkais. Même au cœur des pires embrouilles, les deux hommes s'envoient des clins d'œil par messages cryptés. Et au milieu du grand chaos de leurs aventures, on sourit avec eux.
Le Da Vinci Code avait provoqué un engouement généralisé pour les hauts lieux du catholicisme à Paris ou à Rome, entraînant même la création de circuits touristiques dédiés, ou de livres consacrés aux théories développées dans le livre. Ici, pas d'église Saint-Sulpice ni de catacombes, mais une promenade érudite dans les rues de Prague. Du mystérieux Codex Gigas, manuscrit médiéval que l'on dit écrit par le diable, au cimetière juif, en passant par le pont Jacques, l'horloge astronomique ou les sous-sols de son château…
En bonus, des anecdotes historiques par dizaines. De quoi provoquer une invasion de touristes dans la capitale déjà assaillie ? Un petit tour sur la Toile permet de constater que des tour-opérateurs se sont déjà emparés du phénomène…
Robert Langdon, Tome 6 : Le Secret des secrets
Éminent professeur de symbologie, Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence révolutionnaire sur la noétique donnée par Katherine Salomon, avec laquelle il vient d’entamer une relation. La scientifique est sur le point de publier un essai explosif sur la nature de la conscience humaine qui pourrait bouleverser des siècles de croyances établies.
Mais un meurtre brutal précipite leur séjour dans le chaos, et Katherine disparaît soudain avec son manuscrit. Langdon devient la cible d’une puissante organisation et se retrouve pourchassé par un être terrifiant issu de la plus ancienne mythologie de Prague.
Alors que l’intrigue se déploie à Londres et à New York, Langdon cherche désespérément Katherine… et des réponses.
Dans une course contre la montre à travers le double monde de la science futuriste et de la tradition mystique, il découvre une vérité choquante sur un projet secret qui changera à jamais notre conception de l’esprit humain.
Un magnifique visuel créé par IA, qui donne un rendu digne d'un film. Malheureusement en anglais.
L'éminent professeur de symbologie Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence sur la noétique donnée par son amie de longue date, Katherine Solomon. La scientifique est sur le point d...