Publié le 1 Décembre 2025

Une série fantastique prometteuse…

Un univers contemporain teinté de fantastique…

 

Décrivant dans les premières pages la vie ordinaire d’une famille loin de l’être, le récit bascule soudain plus avant dans le fantastique lorsque la jeune fille, sous le coup de la colère d’avoir vu sa confiance trahie, se découvre des pouvoirs jusqu’alors inconnus… Commence alors une enquête pour retrouver et contacter ces elfes disséminés sur Terre, avec l’aide d’internet et la sagacité d’Emmy…


Mais, peu à peu, de petits détails viennent ébranler nos certitudes et remettre en question les dires de l’un des protagonistes qu’un twist scénaristique vient confirmer alors que les cartes s’apprêtent à être redistribuées une nouvelle fois… Voilà une série destinée à la jeunesse qui remplit toute ses promesses et dont l’univers, l’intrigue et les personnages bien travaillés pourront séduire les moins jeunes d’entre nous…


Porté par un découpage moderne et un trait souple et élégant, les planches s’avèrent efficaces, de même que ses décors foisonnants où évoluent une poignée de personnages attachants aux visages expressifs évoquant le manga. Faisant la part belle aux ombres et aux lumières, comme pour souligner la lutte opposant les deux clans d’elfes, la colorisation soignée d’Hortense Pien s’avère de haute tenue, distillant à chaque case une once de magie elfique…

 

Cette série est prêtée par la

 

 

 

 

 

Emmy et les derniers elfes, Tome 1 : La Terre d'asile

 

Née d'un humain et d'une elfe des Lumières, Emmy apprend par inadvertance l'existence d'Evan, son demi-frère disparu dans le monde elfique. Quel choc ! Mais ce n'est que le début des surprises : Emmy se découvre des pouvoirs magiques, avant de se retrouver par miracle face-à-face avec Evan. Après la joie des retrouvailles, vient le temps de l'action. Si Evan a pu échapper à Torik et ses elfes des Ténèbres, ce n'est pas le cas des elfes des Lumières, retenus prisonniers.

 

Dès lors, les elfes exilés sur Terre doivent se réunir au plus vite afin de sauver les leurs.

 

Un premier tome où Carbone et Véronique Barrau, nous expliquent les bases de leur récit, en faisant appel à notre imaginaire ! Les tenants et aboutissants d’une guerre Elfique passée. La vie dans le présent. Puis, ils nous embarquent dans une sombre histoire de vengeance !!!! L’univers moderne et actuel est particulièrement beau, avec des illustrations d’une douceur et d’une beauté enchanteresse, qu’Hortense Pien anime. Le lecteur alterne entre monde fantasy, merveilleusement bien représenté. Et bonheur d’enfants qui se retrouvent et découvrent peu à peu leurs pouvoirs. Conflits familiaux, naïveté enfantine font partie de ce récit initiatique prometteur, nous menant vers un conflit dépassant la candeur et la quiétude du présent. Le titre du tome 2 à paraître prévient la suite des événements : un royaume à reconquérir, nous laissant penser que la guerre jadis entamée, va probablement revenir d’actualité.

Une serie qui  envoûte par la délicatesse de ses illustrations et intrigue par ce combat à la fois intrafamilial et extra-ethnie de légende. On passe vite des présentations à l’action, promettant un futur complexe pour ses protagonistes !!! Entrainez-vous au combat, il va sûrement y avoir encore plus d’action et de drames dans le prochain tome !!!  

 

 

Emmy et les derniers Elfes, Tome 2 : Un royaume à reconquérir

Emmy et les elfes des Lumières exilés retournent avec détermination dans le monde elfique. Leur mission est triple : libérer leurs semblables réduits en esclavage, anéantir Torik et ses sbires mais aussi reconquérir leur royaume, sans mettre en danger leur terre. Or, ces tâches vont s'avérer bien plus ardues que prévues...

 

En se frayant un chemin dans les paysages si longtemps malmenés par les elfes des Ténèbres, Emmy se blesse grièvement et son pouvoir s'en trouve réduit. Affaiblie, elle et les siens sont faits prisonniers par Torik qui réserve à l'héroïne un sort peu enviable...

 

Dans cette suite de Emmy et les derniers elfes, on retrouve la jeune héroïne qui connaît désormais tout ce qu’il y a à savoir sur les elfes et sur Torik, le terrible chef des elfes noirs. On découvre avec elle le monde elfique, magnifiquement dessiné par Hortense Pien. Comme dans le premier opus, l’action est omniprésente et les rebondissements également. Le scénario imaginé par Carbone et Véronique Barrau est très efficace et entraîne avec lui dans une aventures encore plus sombres que la précédente, avec cette fois-ci le thème sous-jacent de l’écologie, très bien amené et qui, sans pour autant être trop présent, fait tout de même réfléchir le lecteur. Ce deuxième opus se termine avec une note plutôt positive et une fin ouverte qui amène à nous demander si la série a été pensée en seulement deux tomes ou si nous aurons le droit à une suite. L’une comme l’autre des hypothèses s’avère plaisante et nous serons évidemment au rendez-vous si suite il y a.

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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Publié le 30 Novembre 2025

 

Les éditions Gallmeister ont sorti une nouvelle publication du roman de Walter Tevis, Le Jeu de la dame, après l’immense succès de la série Netflix, qui a redonné sa chance au livre qui raconte l’histoire de la joueuse d’échecs Beth Harmon.

 Non, l’histoire de Beth Harmon jouée par l’intrigante Anya Taylor-Joy dans Le Jeu de la dame n’est pas une histoire vraie. Derrière la série primée aux Golden Globes et adulée par le public, il y a le roman éponyme écrit par l’écrivain américain Walter Tevis.

 

Lui-même amateur d’échecs, il a imaginé de toutes pièces la vie de son héroïne dont la passion pour les échecs s’éveille lors de son enfance dans un orphelinat. Mais une partie de l’enfance de Beth est inspirée de la vie personnelle de l’auteur, comme il le révélait dans une interview accordée au New York Times en 1983 :

"Je suis né à San Francisco. Quand j'étais jeune, on m'a diagnostiqué une valvulopathie cardiaque et on m'a administré de fortes doses de médicaments dans un hôpital. C'est de là que vient la dépendance à la drogue de Beth dans le roman. Ecrire à son sujet était cathartique. Il y avait de la douleur – j’ai beaucoup rêvé en écrivant cette partie de l'histoire. Mais artistiquement, je ne me suis pas permis d'être indulgent envers moi-même."

Une traduction tardive

Paru en 1983 aux Etats-Unis, Le Jeu de la dame n’a été traduit qu’en 1990 en France. Il n’a jamais été un best-seller, et l’œuvre est même restée indisponible pendant presque 20 ans. L’éditeur Oliver Gallmeister hésite à s’engager lorsqu’on lui propose de  racheter les droits de Walter Tevis.

Heureusement, l’agent de l’auteur – qui est décédé en 1984 – lui rappelle que Walter Tevis est déjà à l’origine de nombreux livres qui ont donné des succès au cinéma : L’Arnaqueur qui a donné son titre au film avec Paul Newman, sa suite intitulée La Couleur de l’argent, adaptée par Martin Scorsese avec Tom Cruise et toujours avec Paul Newman dans le rôle de "Fast Eddie" ; et L’Homme qui venait d’ailleurs qui a donné le film avec David Bowie.

 

"Quand on a vu le phénomène monter, on a décidé d'avancer la sortie du livre prévue pour mai et on s'est mis à bosser comme des fous", a confié l’éditeur au Parisien. "On avait prévu un premier tirage à 15 000 exemplaires, ce qui est déjà beaucoup. Et quand on a reçu les premières commandes, c'était de la folie. On a décidé de passer à un tirage de 70 000 exemplaires et on a dû avancer la sortie du roman au 12 mars !"

 

Et après avoir négocié avec Netflix pour avoir une couverture qui reprend l’affiche de la série avec la pastille "une série originale Netflix", voilà le livre dans les meilleures dispositions pour atteindre la tête des ventes… Il s'est d'ailleurs déjà vendu à 40 000 exemplaires en seulement trois semaines !

 

 

Le Jeu de la dame

Walter Tevis    France : mars 1990

Lorsqu'elle est envoyée dans un orphelinat à l'âge de huit ans, Beth Harmon découvre vite deux façons d'échapper à son quotidien : jouer aux échecs et prendre les petites pilules vertes données afin de maintenir les enfants sous contrôle. Bientôt, il devient évident qu'elle est dotée d'un talent prodigieux et, à mesure qu'elle progresse vers le sommet du classement des échecs aux États-Unis, elle est capable de se forger une nouvelle vie. Mais elle ne parvient jamais à complètement surmonter son envie de s’autodétruire. Pour Beth, l'enjeu ne se limite pas à gagner ou à perdre.

 

Le classique moderne, The Queen's Gambit, met en lumière le génie, la dépendance, la réussite et la survie de cette enfant prodige.

 

A retrouver au rayon 

 

 

 

 

 

 

En 1983, l'auteur Walter Tevis sort Le Jeu de la dame, il aura fallu attendre 2020, date de la série télévisée qui en a découlé, pour découvrir ce titre... Et la première observation , c'est que la série est ultra fidèle.
Mais sinon, tout y est. le plafond qui devient un plateau d'échecs, les couleurs de vêtements, de la décoration ... c'est hallucinant, on voit ce roman autant qu'on le lit... Et c'est un vrai bonheur.

Comment ne pas s'attacher à cet enfant perdant sa mère à huit ans, et qui rejoint un orphelinat avec ses méthodes d'éducation, d'un autre âge. C'est qu'on est en 1957, et tout ce que veut l'institution , c'est avoir la paix, aussi donne-t-on à ces pauvres gamins des petites pilules du bonheur , histoire de les rendre plus obéissants, plus calmes. Beth deviendra accro et mettra des années avant de décrocher. Mais, ce passage dans cet établissement lui apportera la révélation d'un don, celui des échecs. C'est que cette fillette est supérieurement intelligente. Et la petite Beth montera , montera, dans les tournois, jusqu'à rejoindre les meilleurs , les chaaaaampions du monde.



Et l'on suivra Beth de ses huit ans à ses vingt et un ans, âge de la majorité aux USA, mais elle, ça fait bien longtemps qu'elle a décidé sa vie. De sa découverte des échecs , à la découverte de la sexualité, en passant par la mode ou ses addictions, Beth pose un regard sur le monde , un regard solitaire, un regard d'une personne qui se fait toute seule.
Elle est touchante cette gamine, avec son opiniâtreté, son caractère particulier et sa volonté de jouer. Pas beaucoup de chance au niveau parental...


Et le lecteur se prend à suivre ses coups, la dame qui avance en 5 ou en 8 ( à moins que ce soit le 6!) Même si on ne connait rien aux échecs, on peut tout comprendre.
On comprend qu'elle gagne ( presque) tout le temps et SURTOUT, on se passionne pour un jeu qui dans la vraie vie nous passe au dessus de la tête. 

Ce qui est prodigieux de la part de cet auteur, qui n'en était pas à son coup d'essai avec ce bouquin, tout ce qu'il a écrit est devenu films... C'est dommage qu'il soit mort en 1984, qu'il n'ait pas vu cette adaptation.
Si vous aimez le livre, vous aimerez la série, et réciproquement , et ce qui est sûr, c'est que vous serez intrigué par Beth et son esprit fulgurant.

 


Un coup de coeur !

 

 

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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Publié le 26 Novembre 2025

L’hommage bouleversant de Sylvie Vartan à sa mère

Elle est la seule personne qui ne l’a jamais quittée, de Sofia à Paris, de Paris à Los Angeles. Tout tenait par elle. Grâce à elle. Parce qu’elle était là. Toujours.

Sylvie Vartan a retrouvé le journal intime de sa mère, Ilona. Elle a rassemblé toutes les notes qu’elle avait prises après chacune de leurs conversations. Puis elle a composé cet hommage bouleversant à cette femme qui aura été tout pour elle: le pilier, l’alliée, le secours.

Lorsqu’en 1952 ils ont décidé de fuir l’enfer du communisme et de vivre à Paris, les Vartan ont logé dans une petite chambre d’hôtel du quartier des Halles. Pendant trois ans, le père a dormi avec son fils, et Sylvie a partagé le lit de sa mère. C’est là, sans doute, dans ces années où Sylvie Vartan a vu sa mère tomber de fatigue sans jamais se plaindre, que ce lien unique s’est formé.

Aujourd’hui, dans son livre, tout lui revient. Et on se laisse submerger par la puissance de cet amour maternel.

Un témoignage magnifique sur la force de l’amour et le courage des exilés.

 

 

A retrouver au rayon des livres GROS CARACTERES

Ce livre est prêté par la

 

 

 

«J'aime ces moments volés de la matinée où la maison est silencieuse, moi seule éveillée, attablée devant mon café tandis que les premiers rayons illuminent la bibliothèque. [...] Un instant, je me surprends à espérer tes pas, que la porte 'ouvre, que tu apparaisses, mais tu ne viendras plus, et cette évidence me transperce le cœur : je ne peux pas me guérir de ton absence, Maman ; je n'y arrive pas. Nous nous sommes tant aimées... »

 

la presse en parle

« “Maman…” est une déclaration d’amour à la famille mais aussi un hommage au courage et à la dignité de tous les exilés. »
Augustin Trapenard, Boomerang – France Inter

« Un livre magnifique : de souvenirs, d’anecdotes, d’amour, de douleur aussi. Une vraie déclaration d’amour. »
Bintily Diallo, BFM TV

« Dans ce livre très touchant […] Sylvie Vartan nous raconte, avec beaucoup de force et de pudeur, l’amour des siens. »
Judith Korber, Metronews.fr

« Une leçon d’amour, de vie et de bonheur. »
Pascal Jalabert, EBRA

 

 

 

Ilona Vartan, la maman magicienne
 

Sylvie Vartan s'est remise du décès de sa maman en écrivant.

Sylvie Vartan recoit la medaille de l'Ordre du Merite, ici avec sa mere Ilona le 16 novembre 1987

 

"Elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis". Ces mots, puisés dans "La promesse de l'aube" de Romain Gary, ouvrent le livre de Sylvie Vartan. A leur évocation, le regard de celle qui fut la plus belle pour aller danser s'embue. "C'est beau, hein ?", dit-elle pudiquement. Pour sa mère, à laquelle est consacré son ouvrage, elle n'a pas de phrases assez douces, de superlatifs assez forts. Ilona était tout et depuis qu'elle est partie, en 2007, il y a ce vide, jamais comblé. "Ecrire m'a fait du bien comme ça me fait du bien d'en parler tous les jours, mais en même temps, ça met l'accent sur le manque, encore plus, parce que je la fais revivre, quelque part, je parle d'elle toute la journée, puis je rentre et elle n'est pas là. Et le manque est encore plus grand…"

 

Née en Hongrie le 9 décembre 1914, Ilona Mayer va vivre une vie de déracinée, qui va l'emmener tour à tour en Bulgarie, en France et, enfin, aux Etats-Unis. Lorsqu'elle rencontre Georges Vartan, à Sofia, elle a vingt ans. Pour subvenir aux besoins de sa mère, après le décès de son père adoré lui aussi, Ilona est engagée comme serveuse dans un salon de thé. C'est là que se croisent les regards des futurs parents de Sylvie. Ils ne se quitteront plus jamais, fuyant ensemble la Bulgarie communiste avec leurs deux enfants, en 1952.

 

Quatre ans à l'hôtel

A Paris, la famille s'installe dans un hôtel de fortune, où Ilona et les siens vivront quatre longues années, avant de pouvoir s'offrir un petit appartement en banlieue. La vie est rude, l'intégration parfois difficile, et pourtant, la chanteuse écrit "Aujourd'hui, je donnerais n'importe quoi pour revivre une seule de ces journées…"J'ai une belle vie et des fois je me dis que c'est indécent. Et pourtant non, rien ne remplace ces moments-là", murmure-t-elle. "Pas simplement avec maman, d'ailleurs. Entre nous quatre, c'était tellement fort. On ne faisait qu'un. Une cellule avec quatre cœurs. C'était l'éternité, c'était tout. Là, maintenant, je suis obligée de grandir."

Des mots touchants chez cette femme de 71 ans, qui a connu la gloire sur les scènes du monde entier. "J'étais toujours petite avec elle. C'était ça le luxe : je l'avais avec moi et j'avais quelqu'un de plus grand, de plus fort, de plus tout. Il suffisait qu'elle pose ses yeux sur moi pour que je me sente bien. C'était une magicienne."

 

Une fée dont Sylvie Vartan, un jour, a pris conscience de la fragilité, qu'elle évoque dans un tout premier chapitre, avant même de remonter le cours du temps et de partir sur les traces d'Ilona, enfant. "J'ai voulu que le premier chapitre parle de ça, de ce moment précis où j'ai compris la signification du mot Mort, où j'ai été prise de vertige", confie-t-elle encore. "Jusqu'à ce moment-là, rien ne m'angoissait. Je savais que mon père et ma mère étaient là et que rien ne pouvait les ébranler. J'étais protégée, rien ne pouvait m'arriver de mal. Après, ça a été l'écroulement de ma confiance, de mes rêves. Un point de chute."

C'est pour qu'Ilona ne meurt pas tout à fait, dans le cœur de celles et de ceux qui l'ont aimée, et pour insuffler un peu de son courage à ceux qui viendraient à en manquer, que l'idole des jeunes a donc (re) pris la plume. Pour parler de sa mère courage, cette "maman avec un M capital", son héros, cette femme qui avait des yeux où il faisait si bon vivre que Sylvie, depuis, n'a plus jamais su où aller…

Sincère, morale et droite

De Sylvie Vartan, chanteuse yé-yé "de (ma) génération", Lionel Duroy avait quelques images et quelques notes en tête. Et "des premiers émois adolescents". Quand on lui a proposé d'écrire avec elle son autobiographie, en 2004, il a eu envie d'aller voir qui se cachait derrière la star. "Je déteste ce mot", confie l'auteur et biographe. "J'ai compris que derrière la star construite par les magazines, il y a toujours des gens. Quand ça ne va pas être très intéressant, je dis non. Mais chez Sylvie, j'ai tout de suite senti qu'il y avait quelque chose de fort. C'est pour ça que j'ai dit oui à ce livre".

Le vrai choc a été la rencontre avec sa mère, à peine arrivé dans la villa de Sylvie à Los Angeles. "Cette femme qui avait parcouru toute cette distance, toute cette vie. Elle fumait beaucoup. Il y a de l'autodestruction dans la cigarette à outrance. Très vite, j'ai compris que ce que je cherchais de Sylvie, c'était cette femme".

Poussés dehors

Entre deux séances de travail avec la chanteuse, Lionel Duroy va faire parler Ilona. "Sylvie ne fera jamais son deuil parce que les Vartan, aujourd'hui, ce sont des exilés, des apatrides. Elle emmène sa mère avec elle comme elle emmène la mémoire collective de sa famille", commente l'écrivain. "Elle n'a rien à faire à Los Angeles, déjà à Paris c'était un peu compliqué. Sa vie, c'était à Sofia auprès de ses grands-parents. Avec cette femme magnifique qui arrive : sa maman. Je flashe sur toutes les photos d'avant la naissance de Sylvie, quand Ilona entre chez les Vartan, dans la capitale bulgare. C'est avant la guerre. J'ai beaucoup fait parler Ilona de cette période : quand le couple se crée, quand ils se marient, qu'ils ont leur premier enfant, Eddie, puis Sylvie, en 1944. Ensuite, il leur arrive ce qui arrive aujourd'hui aux Syriens : ils vont être toujours poussés dehors. Ilona, pour Sylvie, c'est tout ce qui reste d'un univers effondré. Sylvie, c'est une exilée, et c'est pour ça que son premier retour à Sofia a été aussi bouleversant. C'est une femme qui a une sincérité que j'aime. Ce n'est pas une star en toc, dorée sur tranche. Elle a véritablement une morale, une mémoire, une sincérité qui lui ont été transmis par Ilona."

 

 

BiographieSylvie Vartan

Sylvie Vartan est une artiste emblématique, née en 1944, en Bulgarie. D’origine arménienne par son père, elle émigre en France avec sa famille en 1952. Son parcours artistique débute en 1961, lorsqu’elle enregistre son premier succès, Panne d’essence, grâce à son frère Eddie, qui travaille dans l’industrie musicale.

Au fil des années, Sylvie Vartan devient une figure incontournable de la chanson française, avec des titres emblématiques tels que La plus belle pour aller danser (1964) et Comme un garçon (1967). Sa carrière s’étend au-delà des frontières françaises, et elle se produit même aux États-Unis, notamment dans l’émission The Ed Sullivan Show.

Dans les années 1980, elle traverse des moments difficiles, notamment son divorce avec Johnny Hallyday, mais elle continue à évoluer artistiquement. Elle sort plusieurs albums, dont Femme sous influence (1987) et Sensible (1998), qui rencontrent un franc succès.

Plus récemment, elle publie Avec toi en 2018, un album qui témoigne de son amour pour la musique et de son désir de partager des émotions avec son public.

Sylvie Vartan a publié plusieurs ouvrages au cours de sa carrière, reflétant son parcours artistique et personnel. Parmi ses livres notables, on trouve Entre l’ombre et la lumière (2004), où elle partage des réflexions sur sa vie et sa carrière. Ce livre est souvent salué pour son authenticité et son introspection.

En 2012, elle sort Mot à mot, un recueil qui explore ses pensées et ses émotions à travers des mots choisis avec soin. Ce livre permet aux lecteurs de découvrir une facette plus intime de l’artiste. Maman… (2017) est un hommage touchant à sa propre mère, où elle évoque des souvenirs et des leçons de vie.

Ma vie de scène en scène: De l’Olympia 1961 au Palais des Congrès 2025, coécrit avec Benoît Cachin, est publié en 2024. Ce livre promet de retracer son incroyable parcours scénique, célébrant plus de 60 ans de carrière.

Sylvie Vartan est également reconnue pour son engagement et son influence dans le monde de la musique, ayant reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière. Sa capacité à se réinventer fait d’elle une artiste respectée et aimée par plusieurs générations.

 

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

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Publié le 24 Novembre 2025

 

Après avoir conquis les sommets avec Kaizen, Inoxtag, l’un des plus grands YouTubeurs français, se lance dans une autre ascension : celle du manga. Instinct, son premier shōnen, mélange thriller fantastique et surnaturel dans un univers sombre.

Dès son annonce, le projet avait de quoi attiser la curiosité. Après avoir marqué les esprits en septembre avec la sortie de son documentaire sur l’ascension de l’Everest, Inoxtag réalise un autre rêve en novembre 2024 : la publication de son premier manga, Instinct. Paru le 21 novembre aux éditions Michel Lafon, l’ouvrage est le fruit d’une collaboration avec Basile Monnot et Charles Compain, co-auteurs et illustrateurs. Avec ses plus de 200 pages, ce shōnen à la française revendique une ambition claire : se mesurer aux mangas japonais, en proposant un thriller fantastique et surnaturel original. Et le résultat ne manque pas de panache.

 

 

Un héros singulier dans un monde dévasté

L’histoire suit Haki, un jeune homme doté d’une capacité singulière : il peut percevoir l’aura et les intentions des personnes qui l’entourent. Ce don, qu’il vit comme une malédiction, le confronte constamment à la part sombre de la nature humaine, le poussant à une vie isolée, avec son père.

En parallèle, une maladie incurable appelée « noctus » frappe la société. Transmis dans des conditions mystérieuses, le virus marque ses victimes de taches noires sur la peau et réduit leur espérance de vie à neuf mois. Haki, lui-même touché par ce mal, découvre que le noctus n’apporte pas que des contraintes : il amplifie certaines capacités physiques et sensorielles, conférant à ceux qu’il atteint des aptitudes hors du commun.

 

 

Un scénario intriguant et plein de promesses

Bien que son résumé puisse paraître plutôt classique, ce premier tome pose les bases d’une histoire riche et complexe. La vie de Haki bascule lorsqu’il rencontre Luna, habitante d’un monde souterrain appelé « Agartha », peuplé de malades du noctus dotés de pouvoirs extraordinaires.

En parallèle, un étrange protagoniste flottant, armé d’un parapluie, fait une apparition marquante lors d’un attentat dont Haki est accusé à tort. Dès lors, le jeune homme devient un fugitif traqué par la police – une intrigue qui n’est pas sans rappeler Deadman Wonderland.

Ce premier volume laisse entrevoir plusieurs pistes captivantes : les secrets d’Agartha, les pouvoirs liés au noctus, l’identité du mystérieux antagoniste, ou encore les origines du don unique de Haki, qui semble échapper à toute catégorisation. Chaque élément enrichit un suspense habilement entretenu, promettant de multiples lectures et rebondissements.

 

 

Une esthétique et une ambiance réussies

Côté visuel, Instinct s’inscrit dans la pure tradition des shōnens, où les émotions des personnages sont finement retranscrites. Certaines doubles-pages particulièrement saisissantes renforcent l’intensité dramatique des scènes, tandis que la palette sombre accentue la violence et la dureté de l’univers.

Haki est, lui aussi, dans le sillage d’un archétype bien connu : celui du héros, à la fois faible et porteur d’une force insoupçonnée, incompris et voué à un destin exceptionnel. Si ce choix peut paraître classique, il est efficacement compensé par un scénario original et une exécution maîtrisée, qui évitent l’écueil de la redondance.

 

 

Un premier tome prometteur

Avec Instinct, Inoxtag signe une entrée remarquée dans le monde du manga. Ce premier tome pose les bases solides d’un thriller fantastique qui ravira les amateurs du genre. Rythmé et empreint de mystère, il réussit à capter l’attention tout en suscitant l’envie d’en découvrir davantage. Quant au titre, son sens se révèle dans une conclusion percutante, qui le répète comme une clé à déchiffrer. En refermant ce volume, une chose est sûre : on a hâte de découvrir la suite.

Le tome 2 vient juste de paraître et se retrouve déjà

 

 

Instinct, Tome 1

 

Haki, un jeune homme de 19 ans est capable de percevoir l’aura et les intentions des personnes qui l’entourent. Il perçoit l'aura de ceux qui l'entourent et doit constamment supporter la nature humaine. Ce pouvoir, loin d’être une bénédiction, expose Haki aux désirs sombres et malsains de ceux qui l’entourent. Lorsque le héros apprend qu’il est atteint d’un virus incurable, le « noctus » et qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, il croise la route de Luna, une jeune fille intrigante qui lui laisse entrevoir un monde meilleur.

Ensemble, ils explorent les limites de leur humanité dans un récit mêlant aventure, introspection et dépassement de soi.

Mais quel sera le prix à payer ?

 

 

 

Instinct, Tome 2

 

TU PEUX FUIR LE DANGER. PAS TON DESTIN.

Trois mois après l'incident qui a bouleversé le cours de sa vie, Haki s'affaiblit. Il porte le Noctus, une maladie qui s'étend en lui un peu plus chaque jour. Dehors, la ville d'Agartha garde un visage parfait. Trop parfait.

Haki doit choisir : être spectateur et laisser la maladie l'emporter... ou risquer le peu de vie qui lui reste pour découvrir les vérités qu'Agartha refuse de montrer.

 

 

 

 

 

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Rédigé par mediathequedenoyelles

Publié dans #Mangas

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